Trois ouragans au-dessus de l'Atlantique : Katia (à gauche), José (à droite) et Irma (au centre). Lorsque cette image a été prise, Irma était de catégorie 5. © EarthObservatory

Planète

Échelle de Saffir-Simpson

DéfinitionClassé sous :météorologie , nuage orageux , nuage

Lorsqu'un événement météorologique s'accompagne de vents soufflant à des vitesses dépassant les 117 km.h-1, l'Organisation météorologique mondiale le qualifie de cyclone, typhon ou ouragan. Ces trois termes désignent des événements similaires. Leur dénomination varie simplement en fonction du lieu dans lequel ils sont recensés. Ainsi le terme ouragan est employé dans l'Atlantique Nord et dans le Pacifique Nord-Est.

Plusieurs échelles existent pour classer les ouragans et les comparer, en fonction de leur intensité. L'échelle de Dvorak — qui repose sur une analyse d'images satellites — est utilisée par les météorologues pour définir l'intensité brute du phénomène, quel que soit le bassin cyclonique. Dans l'Atlantique Nord et dans le Pacifique Nord-Est, c'est l'échelle de Saffir-Simpson qui sert de référence.

L’ouragan Irma — ici à l’approche des Petites Antilles, le 5 septembre 2017 — qui a balayé notamment les Antilles début septembre 2017 a été classé en catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson. Face à son intensité, des experts se sont demandé de nouveau s'il ne faudrait pas créer une catégorie 6. © Eosdis Wolrdview

Une échelle pour prévoir les dégâts sur les infrastructures

L'échelle de Saffir-Simpson a été imaginée autour de 1970 par l'ingénieur Herbet Saffir et le docteur Robert Simpson. Son objectif : décrire les effets potentiels d'un ouragan sur les infrastructures. Des effets potentiels, car les dégâts occasionnés sont également fonction d'autres facteurs (topographie du lieu, nature du sol, précipitions, résistance des bâtiments, etc.). Elle classe les ouragans en fonction de la vitesse des vents. Mais donne aussi les pressions barométriques et les augmentations du niveau de la mer correspondantes.

L'échelle de Saffir-Simpson compte 5 catégories. Est classé en catégorie 1, par exemple, l'ouragan minimal pour lequel les vitesses de vents enregistrées — moyenne sur 1 minute de mesures réalisées à 10 mètres de haut — sont comprises entre 118 et 153 km.h-1. Un ouragan minimal ne provoque que très peu de dommages aux habitations. En revanche, un ouragan de catégorie 5 est dit catastrophique. Il souffle alors des vents allant à plus de 249 km.h-1. Il provoque des dégâts importants sur les maisons qu'il peut même parvenir à détruire. L'évacuation est recommandée dans un rayon de 8 à 16 kilomètres des côtes, car les marées de tempête peuvent atteindre les 19 mètres.

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