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Protocole de Montréal

DéfinitionClassé sous :développement durable , couche d’ozone , ozone stratosphérique
Le trou de la couche d’ozone tel qu’il était en septembre 2004 au-dessus de l’Antarctique. © Nasa - Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio

Suite à la découverte du trou de la couche d'ozone en Antarctique en 1985, les gouvernements ont décidé de mettre en place des mesures rigoureuses pour réduire la production et l'utilisation de certains chlorofluorocarbones (CFC).

C'est ainsi que s'est tenue en 1987 au Canada une conférence qui s'est conclue par un traité international de lutte contre le trou de la couche d’ozone : le Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

Principe du protocole

Ce protocole impose aux pays membres (tous les pays depuis 2009) l'élimination progressive de l'utilisation et de la production des substances qui appauvrissent la couche d’ozone (ODC en anglais pour ozone-depleting chemicals) : CFC, halons, hydrochlorofluorocarbones (HCFC), bromures de méthyle, bromochlorométhanes, etc.

Ce protocole a ensuite été amendé plusieurs fois (amendements de Londres, Copenhague, Montréal et Pékin) pour préciser les modes d'élimination des ODC, accélérer le calendrier et ajouter de nouveaux ODC.

Des délais, des transferts de technologie et un fonds d'assistance sont prévus pour accompagner les pays en voie de développement.

Objectifs du protocole de Montréal

En 2010, il ne devrait plus y avoir de production de CFC, à l'exception de certaines utilisations très précises et restreintes (domaine médical). Les HCFC devraient disparaître en 2040, et peut-être plus tôt en raison de leur effet de serre.

Une version PDF en français du Protocole est disponible sur le site du secrétariat du Protocole de Montréal.