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Catastrophe de Seveso

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Le port de commerce de Port-la-Nouvelle et sa ville portuaire accueillent dix sites Seveso. © Jamiecat CC by 2.0

En 1976, un réacteur de l'usine Icmesa du groupe Givaudan laisse s'échapper un nuage de gaz toxique qui atteint la commune limitrophe : Seveso.

Ce n'est que quatre jours après la fuite, lorsque les symptômes de la chloracné sont apparus, que les autorités se sont rendu compte qu'il ne s'agissait pas des réactifs qu'elles pensaient, mais d'une dioxine.

Les conséquences de cette catastrophe sur les hommes et l'environnement

Cette dioxine, le 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine (TCDD), gagna à l'occasion son nom de dioxine de Seveso. Il s'agit de la molécule de dioxine la plus toxique, celle qui fut employée pour produire l'agent orange utilisé comme défoliant pendant la guerre du Vietnam.

Entre-temps, les feuilles de la végétation ont jauni, plus de 3.000 animaux domestiques sont morts et 70.000 bêtes d'élevage ont dû être abattues. Au final, 193 personnes ont été intoxiquées, en particulier des enfants, et ont été atteintes de chloracné. Trente ans plus tard, les enfants des mères contaminées souffrent de troubles thyroïdiens. Par ailleurs, les terres alentours, polluées, ont dû être décontaminées.

Une leçon sur les installations à risque

La catastrophe de Seveso fut une prise de conscience : un risque technologique majeur peut avoir des conséquences redoutables au-delà des enceintes industrielles, notamment en milieu urbain, et parfois sur le très long terme. Il est donc nécessaire que les pouvoirs publics et la population puissent avoir voix au chapitre lors de l'implantation puis de l'exploitation des installations à risque.

De nouvelles directives européennes, Seveso I puis II, ont alors imposé l'identification des sites présentant un risque d'accident majeur (sites Seveso) et la mise en place d'une politique de prévention des risques technologiques majeurs.

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