Prunier de Sainte Lucie. © Manuel M. Ramos, Flickr CC by nc-sa 2.0

Planète

Prunier de Sainte Lucie

DéfinitionClassé sous :botanique , prunier , prune

Le prunier de Sainte Lucie est un arbuste odoriférant, dont la hauteur oscille entre 3 et 12 m. 

Prunus mahaleb. © fturmog, Flickr CC by nc-sa 2.0

Appellations 

Le prunier de Sainte Lucie (Prunus mahaleb), de la famille des rosacées, se surnomme « faux merisier », « cerisier odorant » et même parfois « bois puant ».

Description botanique du prunier de Sainte Lucie

Cet arbuste comprend des rameaux tortueux et très déployés. Son écorce est assez luisante, de couleur gris brun. Ses feuilles caduques, à limbe presque aussi large que long, sont plus ou moins coriaces. Finement dentées, elles sont d'un vert brillant sur leur face supérieure. On observe la présence de glandes nectarifères vertes sur leur pétiole. Ses fleurs sont petites, en corymbe dressé un peu feuillé à la base et délicatement parfumées. Elles s'épanouissent en avril-mai. En juillet, cette espèce se couvre de nombreux petits fruits, des drupes noires, au goût acide et amer et dont les oiseaux sont friands.

Prunier de Sainte Lucie, de la famille des rosacées. © Manuel M. Ramos, Flickr CC by nc-sa 2.0

Origines 

Cette espèce se développe dans une grande partie de la France, mais pas dans l'Ouest. Son nom provient de l'abbaye de Sainte-Lucie, en Lorraine, où elle a toujours poussé en abondance. Elle se plaît particulièrement sur les collines et en basses montagnes.

Exigences culturales du prunier de Sainte Lucie

Le prunier de Sainte Lucie est peu exigeant et peut se développer sans problème dans des milieux difficiles, même en présence de rochers ou de falaises.

Utilisation 

Dur et homogène, son bois odorant, d'un bel ocre et se polissant bien, s'employait autrefois pour fabriquer des pipes. Ses fruits permettent aussi de préparer certains alcools comme le kirsch.

Auteur : Michel Caron