Pinus sylvestris, Monadh Mor - Beinn Bhrotain, Scotland. © Nick Bramhall Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic license

Planète

Pin sylvestre

DéfinitionClassé sous :botanique , arbre , forêt

Le pin sylvestre est le plus beau pin d'Europe, reconnaissable à l'éclat de son écorce rousse et à la beauté de son feuillage bleuté. Sa hauteur peut atteindre 40 à 50 mètres.

Pinus sylvestris (pin sylvestre). © Clément Godbarge, GNU Free Documentation License, Version 1.2

Appellations

Le pin sylvestre (Pinus sylvestris), de la famille des pinacées, porte plusieurs noms, comme « pin d'Auvergne », « pin de Genève », « pin rouge » ou encore « pin d'Écosse ».

Description botanique du pin sylvestre

L'écorce de cette espèce, grise chez les jeunes sujets, se colore progressivement avec l'âge en brun orangé. Tandis que l'écorce de son houppier s'affine et se détache en minces plaques, celle de la partie basse du tronc laisse apparaître de profonds sillons. Ses aiguilles, géminées et vrillées, mesurent 4 à 8 centimètres de longueur. De couleur gris vert ou gris bleuté, elles sont souples, pointues, mais non piquantes.

Inflorescences mâles de pin sylvestre. © Beentree, licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported

Dès le mois d'avril, ses chatons femelles, rougeâtres, sont situés à l'extrémité des rameaux de l'année, tandis que ses chatons mâles, jaune pâle, sont groupés en masses compactes à leur base. Ses fruits, des cônes, ont une forme ovoïde et se présentent toujours orientés vers le bas. Caducs, de petites dimensions (4 à 8 centimètres de longueur et 2 à 4 centimètres de largeur), ils sont de couleur brune ou noirâtre. C'est en automne de l'année suivant l'inflorescence que ces cônes mûrissent pour libérer, l'hiver venu, les graines munies d'une aile transparente.

Origines

Le pin sylvestre couvre toute l'Europe et une bonne partie de la Sibérie, jusqu'à 1.600 mètres d'altitude.

Exigences culturales du pin sylvestre

Cette essence est rustique et s'accommode de conditions de sols médiocres. Très résistante au froid (jusqu'à - 50°C) et à la chaleur, elle s'implante dans un bon nombre de stations que d'autres arbres n'accepteraient pas d'occuper.

Utilisation du bois du pin sylvestre

Cette espèce résineuse était autrefois très appréciée par les charpentiers de marine, pour les bonnes qualités de son bois. De nos jours, cet arbre trouve de multiples emplois dans les domaines de la construction, de la menuiserie et de l'industrie papetière.

Lutter contre les rhumatismes avec le pin sylvestre

Ses bourgeons, ses aiguilles et sa résine sont récoltés pour toutes sortes d'usages... y compris en phytothérapie. Les bourgeons sont séchés, à l'ombre, dans un lieu bien aéré. Comme ils dégagent une odeur forte, ils doivent être conservés dans des récipients clos. Des jeunes bourgeons, cueillis en mars-avril, est extraite une huile essentielle. La résine quant à elle, fournit par distillation, l'essence de térébenthine qui est utilisée dans la préparation de pommades et de baumes.

Les bourgeons de pin ont des propriétés antitussives et expectorantes. Sous forme d'infusion, ils sont donc recommandés dans la prise en charge de la bronchite chronique, de la toux et des laryngites. Ils entrent aussi dans la composition de bains et cataplasmes contre les rhumatismes, les éruptions cutanées et les ulcères.

La résine de pin est utilisée en onguents et sous forme de pansements, destinés aux soins des rhumatismes, des contusions et des engelures. Une fois distillée en essence de térébenthine, elle serait très efficace en application locale contre les douleurs rhumatismales. Elle stimulerait en effet la circulation sanguine périphérique et possèderait aussi une action anti-inflammatoire.

Comme tous les conifères, le pin sylvestre excrète la résine, sous forme d'une matière collante et incolore. Toutefois, seul le pin maritime produit le type de térébenthine exploitable à des fins industrielles. L'essence extraite de cette substance sert notamment de solvant pour des graisses, des huiles et des cires.

Auteur : Michel Caron

Cela vous intéressera aussi