Tronc d'un chêne-liège. © treesoftheworld.net, CC by 3.0

Planète

Chêne-liège

DéfinitionClassé sous :botanique , fagacées , arbre

De petite taille, le chêne-liège ne dépasse que très rarement les 20 mètres. Il s'agit d'une espèce typiquement méditerranéenne.

Quercus suber. © kygp, Flickr CC by-NC-ND 3.0

Appellations 

Le chêne-liège (Quercus suber) fait partie de la famille des fagacées. On le nomme également « suve », « surier » et « sioure ».

Description botanique 

Le houppier de cette espèce est clair, laissant voir de grosses et rares branches tortueuses. Son écorce épaisse, isolante et crevassée peut atteindre 25 centimètres d'épaisseur. C'est cette écorce qui constitue la partie la plus singulière de cet arbre. Il s'agit d'un tissu végétal constitué de microcellules mortes alvéolées qui lui confèrent une densité très faible. Ses feuilles persistantes sont petites (de 3 à 5 centimètres), alternes, coriaces, ovales-oblongues et bordées de dents épineuses et cotonneuses sur leur face inférieure. Ses fleurs jaunâtres s'épanouissent en avril-mai, les mâles sous forme de chatons et les femelles, minuscules, étant séparées sur le même pied. Ses glands oblongs, enveloppés sur la moitié de leur longueur par des cupules, sont réunis par deux sur des pédoncules courts et renflés.

Le tronc reconnaissable du chêne-liège. © Mauroguanandi, Flickr CC by 3.0

Origines 

C'est un arbre originaire d'Afrique du Nord, présent sur notre territoire depuis 6.500 ans avant J.-C. Cette espèce prospère en France dans des régions comme la Provence, le Roussillon et la Corse.

On distingue bien ici la partie du tronc qui n'a plus son écorce. © treesoftheworld.net, CC by 3.0

Exigences culturales 

Le chêne-liège réclame beaucoup de soleil et de chaleur, ce qui explique qu'il ne pousse que dans les régions chaudes. Il ne tolère pas la présence de calcaire et ne se développe donc que sur des sols acides, voisinant avec le pin parasol et l'arbousier. Grâce à un système racinaire pivotant qui lui permet un enracinement très profond, il est capable de bien s'adapter à des situations de sécheresse.  

Utilisation 

Utilisé pour ses glands dans l'alimentation des animaux domestiques, pour son bois pour le chauffage et la construction, c'est avec son écorce que le chêne-liège est le plus utilisé. De nos jours, son liège est concassé pour former des granulés qui, portés à 300° C, se dilatent et s'agglomèrent avec sa propre résine sans adjonction d'aucun liant. Sous cette forme, il est employé pour réaliser des panneaux d'isolation thermique et acoustique. 

Auteur : Michel Caron