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En image : une mygale géante découverte au Sri Lanka

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Poecilotheria rajaei est une mygale sri lankaise. Tout juste identifiée comme une nouvelle espèce, cette araignée mesure plus de 20 cm. À titre indicatif, c'est la taille d'un visage humain... Rapide, venimeuse, la voici en image.

On confond souvent la tarentule et la mygale. La tarentule est une araignée de la province de Tarente, en Italie. La mygale se caractérise par une articulation crochets-partie supérieure des chélicères qui se fait dans l'axe longitudinal du corps. (Comme chacun sait, cette paire d'appendices est caractéristique des chélicérates, un groupe dont font aussi partie les scorpions et les inoffensives limules.) Voici Poecilotheria rajaei, la 16e espèce de mygale du genre Poecilotheria. Elle a été découverte au Sri Lanka. © Ranil Nanayakkara

Contrairement aux idées reçues, toutes les morsures de mygale ne sont pas dangereuses pour l'Homme. Par leur taille et leurs pattes velues, elles en effraient pourtant plus d'un. Ces araignées vivent principalement dans les régions tropicales et se cachent dans les forêts denses et humides. Elles sont donc difficiles à observer, si bien qu'il existe sûrement nombre d'espèces qui n'ont jamais été recensées. Au Sri Lanka par exemple, une mygale du genre Poecilotheria vient d'être identifiée comme une nouvelle espèce.

L'araignée a la taille d'un visage humain. Avec ses longues pattes, elle mesure en effet un peu plus de 20 cm ! Arboricoles et tigrées, les araignées du genre Poecilotheria sont connues en Inde et au Sri Lanka. Elles sont réputées pour être rapides et venimeuses. La géante découverte au Sri Lanka, Poecilotheria rajaei, se distingue des autres espèces par les marques de couleur qu'elle affiche sous les pattes. Elle dispose en outre d'une bande rose clair sous l'abdomen.

Poecilotheria rajaei affectionne particulièrement les arbres des forêts denses, mais cette espèce a aussi été retrouvée dans un hôpital abandonné dans le nord du Sri Lanka. © Ranil Nanayakkara

L’araignée squatte les hôpitaux désaffectés

La détermination d'une nouvelle espèce est basée sur des différences morphologiques. D'après les scientifiques, dont les résultats sont publiés dans la revue British Tarantula Society, elle comporte suffisamment de différences pour être considérée comme une espèce distincte. La détermination taxonomique basée sur l'aspect physique est toutefois contestable. Ces mêmes scientifiques espèrent pouvoir comparer l'ADN des différentes espèces du genre.

On distingue Poecilotheria rajaei des autres du genre par ses marques jaunes sur les pattes et une bande rosée sur son abdomen. © Ranil Nanayakkara

Cette araignée géante vit dans les arbres, mais a également investi un hôpital désaffecté de Mankulam, une ville du nord du pays ! La première découverte connue de l'araignée a été rapportée par un villageois. Il avait trouvé par hasard un spécimen mâle mort, et l'a présenté à Ranil Nanayakkara, de la Sri Lanka's Biodiversity Education and Research. Les scientifiques se sont alors mis en quête d'autres individus afin d'en faire une étude plus complète.

Ils ont trouvé femelles et juvéniles en forêt, mais également dans un hôpital désaffecté. Si l'on en croit l'équipe, ces araignées préfèrent les arbres, mais en raison de la déforestation, elles sont contraintes de migrer pour trouver un nouvel habitat. Quoi qu'il en soit, jusqu'à preuve du contraire, Poecilotheria rajaei est la 16e espèce du genre.