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Nouvelles perspectives de dépollution grâce à une protéine

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Une équipe de la Direction des sciences du vivant au CEA de Cadarache vient de déterminer la structure de la nitrate réductase, protéine enzymatique capable de piéger le sélénium. Ces résultats, publiés aujourd'hui dans la revue scientifique Nature Structural Biology, ouvrent de nouvelles perspectives dans la dépollution de sols et d'eaux contaminés par cet élément chimique.

Nouvelles perspectives de dépollution grâce à une protéine

Le sélénium est, à faible concentration, un élément essentiel à l'organisme; il est cependant toxique à plus forte dose. En raison de son implication dans de nombreuses activités industrielles, il peut se retrouver à forte concentration dans l'environnement.

La nitrate réductase est une enzyme bactérienne impliquée dans le métabolisme des nitrates. Elle joue également un rôle dans la transformation de la molécule contenant le sélénium, en une forme minérale, moins soluble, moins transformable et donc in fine moins toxique. La connaissance de la structure de la nitrate réductase permettra aux chercheurs de mettre au point des bactéries, possédant le gène de la nitrate réductase fortement exprimé, capables de piéger le sélénium sous sa forme minérale et ainsi d'en diminuer la teneur dans les sols et eaux contaminées.

Ces études sont menées dans le cadre du programme "Toxicologie nucléaire" lancé par le CEA en 2001.