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Inauguration de l'Année Polaire Internationale

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L'Année Polaire Internationale (API) s'est ouverte le jeudi 1er mars 2007 à Paris, au Palais de la Découverte. Elle concerne quelque 200 projets scientifiques, suivis par plus de 50.000 chercheurs de 60 pays dans un large éventail de domaines tels que la physique, la biologie ou les peuples habitant les régions polaires.

API

Traditionnellement, l'API est organisée tous les cinquante ans. Ainsi, API-1 fut inaugurée en 1882 et concernait 12 nations, regroupées derrière la constatation que les phénomènes géophysiques ne pouvaient être appréhendés de façon unilatérale. A cette occasion, 13 expéditions ont été organisées en Arctique et 2 en Antarctique.

API-2 a été initiée par l'Organisation Mondiale de la Météorologie en 1932 afin de déterminer les implications au niveau mondial du "Jet Stream" récemment découvert. De nombreuses avancées ont été ainsi effectuées, notamment dans les domaines de la météorologie et du magnétisme terrestre.

Avec un peu d'avance, API-3 était organisée en 1957 afin de coïncider avec l'Année Géophysique Internationale. Elle vit s'accomplir un effort sans précédent à l'échelon mondial afin non seulement d'étudier notre planète, mais aussi d'appliquer les avancées technologiques récentes (fusées, radars, informatique naissante....) à des fins civiles et pacifiques, notamment à l'étude de la haute atmosphère. Il est remarquable de constater que cette année vit aussi le lancement du premier satellite artificiel, et que l'ensemble du programme spatial qui a suivi repose sur la dynamique initiée au cours de cette période. Douze nations ont installé plus de cinquante observatoires en zone antarctique, cet effort ayant été à l'origine de la signature du traité de l'Antarctique en 1961.

2007 : API-4

Plus que jamais, les régions polaires feront l'objet d'une intense activité scientifique. Zones clés dans l'étude de tout ce qui concerne l'évolution du climat ou de la biodiversité, du trou d'ozone, de la chimie de l'atmosphère, de la dynamique des océans ou de la structure du globe, elles susciteront une fois de plus la mise en commun d'équipements scientifiques, de moyens humains et logistiques, dans le cadre de programmes concertés et pluridisciplinaires.

Océan glacial actique

Six grands thèmes ont été définis à cette occasion au niveau international.

  • Prendre le pouls des régions polaires : évaluation de l'état actuel de l'environnement polaire en quantifiant sa variabilité spatiale et temporelle.
  • Comprendre les changements : quantifier et comprendre les changements environnementaux et humains, passés et actuels, afin d"améliorer nos prévisions pour le futur.
  • Etablir les liens globaux : faire progresser notre compréhension des liens entre régions polaires et le reste de la planète, à plusieurs échelles, et sur les processus contrôlant ces interactions.
  • Etudier l'inconnu : étudier l'inconnu aux frontières de la science dans les régions polaires.
  • Profiter de la position unique des régions polaire : s'appuyer sur la position géographique unique des régions polaires pour mettre en place ou développer des observatoires sur la terre profonde, le magnétisme terrestre, l'espace, le soleil et au-delà.
  • Sciences humaines : étudier les processus culturels, historiques et sociaux responsables de la résilience et du maintien des sociétés humaines arctiques et identifier la spécificité de leur contribution à une diversité culturelle globale.

L'API, qui s'étendra en réalité sur deux années de mars 2007 à mars 2009, permettra d'accomplir des campagnes de mesures recouvrant différentes saisons, et notamment deux périodes d'été dans l'Arctique aussi bien que dans l'Antarctique.