Planète

En bref : une prolifération d’algues colore les côtes australiennes

ActualitéClassé sous :océanographie , algue , noctiluque

La noctiluque fait à nouveau parler d'elle ! Depuis ce 27 novembre, la prolifération de cette algue colore petit à petit les côtes australiennes en rose pêche. Deux États sont touchés par ce phénomène décrit par Jules Verne dans 20.000 lieues sous les mers. 

Les algues rouges Noctiluca scintillans envahissent la plage Clovelly de Sydney (le 27 novembre 2012). Cet organisme peut atteindre 1 mm de diamètre. © William West, AFP Photo

La prolifération d'algues rouges sur de vastes étendues le long de la côte sud-est de l'Australie colorait jeudi les eaux d'un rose pêche et a entraîné la fermeture de plusieurs plages. Cet organisme, appelé Noctiluca scintillans, a notamment provoqué la fermeture de la plus célèbre étendue de sable de Sydney, Bondi Beach. Les autorités indiquent que l'algue s'est à présent répandue le long des côtes de deux États du pays, dont celui de Victoria.

« Des échantillons prélevés à Bondi Beach le 27 novembre ont confirmé la présence de Noctiluca scintillans, qui apparaissent à l'œil nu comme une coloration rosâtre ou rougeâtre de l'eau », a indiqué le Bureau de l'eau du gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud. Ces algues peuvent aussi « être phosphorescentes la nuit », a-t-il ajouté. Cette prolifération n'a pas découragé nombre de surfeurs, aperçus sur les eaux rougeâtres, malgré une forte odeur de poisson et le risque d'irritations de la peau et des yeux. Bien que cette algue ne soit pas dangereuse pour l'Homme, il a été recommandé aux pêcheurs de ne pas consommer les poissons capturés dans ces endroits.

« Il n'existe pas de moyen de traiter cette prolifération d'algues rouges », a indiqué Peter Codd, du ministère de l'Environnement de l'État de Victoria. Il faut les laisser se disperser naturellement, avec la force des vagues et du ventNoctiluca scintillans, aussi appelée noctiluque, apparaît notamment lorsque les courants font remonter à la surface des eaux froides et riches en substances nutritives. Ce phénomène, qui n'est pas causé par la pollution, est étudié depuis le début du XVIIIe siècle par les scientifiques, comme le note l'institut français spécialisé Ifremer sur son site. Jules Verne l'évoquait d'ailleurs dans son roman 20.000 lieues sous les mers.