Sac-D est un satellite argentin d'observation de la Terre, auquel ont participé de nombreux pays, dont la France, en fournissant des instruments. Son lancement est prévu le 9 juin. © Nasa

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Bientôt un nouveau satellite pour surveiller les océans

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Le 9 juin, un lanceur Delta II lancera un satellite argentin, Sac-D. Issu d'une coopération internationale et porteur de nombreux instruments, il deviendra un efficace observatoire spatial des océans.

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La Nasa doit lancer le jeudi 9 juin le satellite argentin d'observation des océans, Sac-D, qui aura pour objectif principal de mesurer la salinité des océans et l'humidité des sols. Il sera lancé depuis Vandeberg, en Californie, et rejoindra en orbite Smos, un satellite de l'Esa qui poursuit les mêmes objectifs.

Avec ses 1.340 kilos, ce satellite de la Commission nationale d’activités spatiales argentine (CONAE, Agence spatiale argentine) est le plus gros des quatre satellites construits jusqu'à présent par l'Argentine. Il doit fonctionner au moins trois ans sur une orbite héliosynchrone à 657 kilomètres d'altitude.

La mesure de la salinité des océans sera assurée par Aquarius, un ensemble de trois radiomètres à microondes, fourni par la Nasa. Il tracera des cartes d'une résolution de 150 kilomètres, ce qui sera suffisant pour suivre l'évolution de la teneur en sel des océans, mois après mois et saison après saison. Ce paramètre sert aux scientifiques à suivre les courants marins et donc à mieux comprendre la circulation océanique. Leurs mouvements, en effet, sont pour beaucoup liés à la densité de l'eau, laquelle est déterminée par la température et la salinité.

Le satellite Sac-D (Satélite de Aplicaciones Científicas) dans la coiffe du lanceur Delta II. © Nasa/VAFB

Une mission très internationale

Aquarius n'est pas le seul instrument embarqué sur ce satellite. L'Agence spatiale italienne et le Cnes ont fourni chacun un instrument. L'italien enregistre des profils atmosphériques (température, humidité, pression) et celui du Cnes servira à déterminer la distribution des micrométéorites et des débris spatiaux. Quant à l'Argentine, outre le satellite lui-même, elle apporte un radiomètre à microondes, une caméra optique et une autre infrarouge, développée en partenariat avec le Canada.

L'ensemble de ces instruments fait de ce satellite un véritable observatoire spatial des océans. Il s'intègre parfaitement dans la stratégie mondiale de surveillance du climat à l'échelle de la planète. Les données qu'il va acquérir vont permettre de mieux comprendre les effets des interactions entre le cycle de l’eau, la circulation océanique et le climat.