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La Terre vue de l'espace : la baie James au Canada

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Au sud de l'immense baie d'Hudson, la baie James abrite des communautés végétales transitoires qui se développent lorsque le niveau des eaux monte suffisamment. Le projet GlobWetland, de l'Esa, en permet une surveillance par satellite.

La baie James vue par Envisat. Crédit Esa

Cette image d'Envisat montre la baie James, prise par les glaces, au sud du territoire du Nunavut avec les provinces du Québec (à droite) et de l'Ontario (à gauche).

La baie James, excroissance au sud de la baie d'Hudson, contient de nombreuses îles dont la plus grande est l'île Akimiski, en forme de croissant. Constituée de zones humides, celle-ci sert de refuge à de nombreuses variétés d'oiseaux migrateurs.

Ces zones humides sont recouvertes par les eaux pendant des périodes suffisamment longues pour assurer la croissance des plantes qui poussent dans des sols humides. Elles jouent un rôle important dans l'écosystème, mais elles souffrent de dégradation à grande échelle et se réduisent dangereusement.

La lutte contre cette réduction passe par l'information sur les ressources que représentent ces zones et des programmes de surveillance efficaces. Mais comme elles sont souvent situées dans des régions impénétrables et sur des terrains auquel l'accès est problématique, cette surveillance est très difficile.

Le projet GlobWetland de l'Esa, réalisé de 2003 à 2008, a permis de démontrer comment les données satellitaires peuvent aider à l'inventaire, la surveillance et le bilan de santé de ces écosystèmes. Sur la base de ce succès, l'Esa a entrepris une nouvelle édition de GlobWetland en 2009.

Les deux îles qui apparaissent comme deux trous blancs à environ 50 km au nord-est d'Akimiski sont les « Twin islands », qui abritent de petits lacs et des marais et servent de zone de reproduction pour un certain nombre d'espèces d'oiseaux. La grande île visible à la pointe sud de la baie est l'île Charlton.

Cette image a été prise par la caméra Meris (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d'Envisat le 6 janvier 2009, travaillant en mode « pleine résolution » qui permet de distinguer des détails de 300 m au niveau du sol.