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En vidéo : Obell, une poubelle des mers pour nettoyer les plages

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Quentin Mauguit, Futura-Sciences

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De nombreux déchets passent chaque année par-dessus bord en été, polluant ainsi de nombreuses plages et les fonds marins. Pour lutter contre ce fléau, Barthélémy Dominici a eu une idée simple : mettre des poubelles flottantes en mer à destination des plaisanciers. Résultat, 15 à 20 tonnes de détritus en moyenne sont récupérées chaque année par site équipé. Shamengo nous présente ce projet écoresponsable.

Ces poubelles des mers, ou Obell, sont notamment visibles dans la baie de Cannes et en Corse. Elles récoltent en moyenne 150 kg de déchets quotidiennement en été. © Shamengo

La France comptait plus de 900.000 navires de plaisance mouillés dans 370 ports en 2009 (hors Dom-Tom). Or, environ 3 à 3,5 kg de déchets seraient produits lors d'une sortie lorsque quatre passagers sont à bord. Ce qui constitue un vrai problème car de nombreux plaisanciers jettent leurs détritus à la mer.

L'objectif des Obell, ces poubelles des mers, est de permettre aux plaisanciers de jeter leurs détritus sans rentrer au port. Shamengo nous présente le projet. © Shamengo

Obell, des poubelles en mer visibles même la nuit

Face à ce constat, Barthélémy Dominici, ancien PDG dans l'industrie du luxe, a eu une idée simple en apparence, mais que personne auparavant n'avait exploitée : mettre des poubelles, ou Obell, en mer. Il a ainsi développé des bouées mesurant 2 m de haut qui ressemblent à des bouchons de champagne retournés. Elles ont une capacité de 1.200 litres et peuvent résister à des vents de 150 km/h, à des courants marins de quatre nœuds et à une houle de deux mètres. Signalons enfin qu'elles sont équipées d'un feu lumineux, dont les batteries sont rechargées par le soleil, pour être visibles de nuit.

Les poubelles sont disposées à 300 m du littoral en été, lorsque l'affluence des plaisanciers est la plus importante. Plus de 130 unités ont déjà été vendues en France et à l'étranger depuis la création du concept en 2002. Elles permettraient de récolter en moyenne 15 à 20 t de déchets par port et par an. Ce sont autant de détritus qui ne termineront pas leur vie sur des plages ou les fonds marins. Les efforts de Barthélémy Dominici ont été soulignés par le projet Shamengo.

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