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La Navya Arma, navette électrique autonome, va entrer en service

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À Lyon, le 3 septembre prochain, un curieux véhicule sans chauffeur va transporter ses premiers passagers. Déjà expérimentée depuis plusieurs années, notamment dans une centrale EDF, la navette Arma, électrique et complètement autonome, réalisée par l'entreprise française Navya, affrontera le milieu urbain pour un test en grandeur réelle, au milieu des piétons.

Navya, le premier véhicule autonome et électrique disponible à la vente  Alors que des entreprises américaines comme Google ou Tesla travaillent sur des véhicules électriques et autonomes, l’entreprise française Navya propose déjà son modèle à la vente. Déployé dans la centrale nucléaire de Civaux, le voici présenté en vidéo. 

On connaissait déjà les navettes de métro automatisées, il faudra bientôt s'habituer à croiser des bus qui se conduisent tout seul. 20 Minutes et LyonMag rapportent qu'à partir du 3 septembre prochain, la société française Navya mettra en circulation des navettes électriques sans chauffeur, baptisées Arma, dans un quartier de Lyon, « entre le Pôle de commerce et de loisirs et la pointe sud du quartier, près de l'immeuble de GL Events ». En 2013, l'entreprise avait déjà fait une démonstration, dans les rues de Lyon, du modèle précédent, le Navia. Un modèle semblable s'était essayé à rouler, en 2012, sur le campus de l'EPFL, à Lausanne, en Suisse.

Le bus autonome circulera en dehors des voies de circulation traditionnelles, puisque la législation n'autorise pas les véhicules sans chauffeur en dehors de routes privées, qui ne sont pas soumises au code de la route. La restriction limite donc les risques d'accidents et facilite le développement de l'intelligence artificielle, qui a beaucoup moins de paramètres à prendre en compte.

Le bus dispose bien sûr de capteurs, d'une caméra 3D et d'un lidar qui lui permettent d'éviter les piétons ou vélos qui pourraient s'aventurer sur le chemin. Elle dispose aussi de différents moyens de positionnement, associant récepteur GPS et mesure des déplacements et des vitesses des roues.

Le premier modèle de navette autonome de Navya, baptisé Navia, en démonstration place de la Concorde, à Paris, en 2012. L'entreprise s'appelait alors Induct, et a ensuite pris le nom de Navya. © Navya

Les navettes autonomes conviennent bien à des campus ou des sites industriels

La navette se contentera d'un parcours de 1,3 km, avec trois arrêts. Le but, comme à Sion en Suisse où les navettes Navya Arma commencent à être déployées, est d'abord de tester le dispositif avant d'envisager un déploiement à plus grande échelle. Deux véhicules de 15 places chacun seront mis à disposition sur le parcours, dans des conditions qui devraient être précisées le 2 septembre prochain, lors d'une présentation officielle à la presse.

Pour la sécurité, un bouton est présent à bord pour immobiliser le bus en cas d'urgence et, si c'est comme à Sion, un « personnel accompagnant » pourrait accueillir les passagers, au moins dans un premier temps. Depuis le 17 mars, des navettes autonomes de Navya sont aussi testées à la centrale nucléaire de Civaux (Vienne), en partenariat avec EDF qui veut ainsi soutenir le développement d'un véhicule qui n'est pas seulement sans chauffeur, mais aussi électrique. Arma été nominé lors du concours 2016 du prix EDF Pulse.

« La navette peut rouler jusqu'à 45 km/h, une vitesse raisonnable surtout sur des routes privées de sites industriels où l'on risque de croiser des piétons. Celle-ci est dotée de batteries d'une capacité de 16,5 à 33 kWh, dont la durée de charge est de 5 à 10 heures. Le moteur du véhicule est d'une puissance de 15 kW », explique EDF. Chaque navette coûterait environ 220.000 euros à l'achat.