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En bref : France Énergies marines, nouvel institut pour l'énergie verte

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Les mers et les océans possèdent un potentiel énergétique considérable. De nombreuses institutions publiques ou privées souhaitent les utiliser dans le but de produire une électricité verte, notamment grâce à l'exploitation du vent, de la houle, des marées ou de l'énergie thermique. La France vient de créer un nouvel institut rassemblant tous les acteurs de la filière : France Énergies marines. Elle espère ainsi se positionner comme un leader mondial dans le domaine.

Une hydrolienne OpenHydro au large de Bréhat. Il s'agit d'une turbine sous-marine utilisant les courants marins pour produire du courant. Son fonctionnement est similaire à celui d'une éolienne mise en mouvement par le vent. © EDF Rémi Artiges

Les mers et les océans sont des sources intarissables d'énergie. Leurs exploitations sont pourtant limitées. De nombreux projets sont toujours à l'état de recherches. À l'heure actuelle, seules les éoliennes posées en mer sont exploitées commercialement. Pourtant, de l'électricité pourrait être produite à partir des courants de marées (hydrolien et marée moteur), de la houle ou encore de l'énergie thermique contenue dans les eaux (principalement au sein des mers tropicales).

Avec l'ambition de devenir « un des leaders mondiaux » dans le domaine (dixit le communiqué de presse), la France vient de créer un nouvel institut nommé France Énergies marines (FEM), qui a pour but d'encadrer les travaux de recherches et de développements. Il traitera également des questions économiques et environnementales. Rassemblant 58 institutions comprenant des industriels, des instituts de recherche, des universités et les conseils régionaux des zones littorales, il fonctionne grâce à 70 collaborateurs répartis en 3 sites : Toulon, Brest (le siège) et Nantes. Avec un budget de 133,3 millions d'euros pour les dix prochaines années, il est dirigé par un industriel, EDF.

Cinq sites d'essais en mer sont déjà prévus pour permettre aux acteurs de tester leurs innovations en conditions réelles. Deux d'entre eux sont dédiés aux éoliennes flottantes. Les trois autres sont destinés aux tests d'installations houlomotrices, à l'hydrolien en mer et à l'hydrolien estuarien. Ces derniers se situeraient sur la façade atlantique, une zone concentrant près de 20 % du potentiel européen dans le domaine. À terme, l'objectif français est de produire 23 % de son énergie à partir de sources renouvelables d'ici 2020, contre 12,8 % en 2010.