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En bref : ça chauffe à Fukushima

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La température a augmenté dans le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima, passant de moins de 50 °C à plus de 300 °C lundi après-midi. Une panne de thermomètre est très probablement à l'origine de ces données extravagantes.

L'accident de la centrale de Fukushima est classé au niveau 7 de l'échelle Ines, soit le plus élevé. © Daveeza, Flickr, cc

Une augmentation de la température au sein du réacteur n°2 de la centrale de Fukushima-Daiichi a été notée la semaine dernière. Le 6 février, elle aurait atteint 70 °C à la base de la cuve comme le signale l'IRSN, puis elle aurait dépassé 80 °C en fin de semaine dernière, obligeant les responsables de la centrale nucléaire d'en informer les autorités nippones. L'arrêt à froid des réacteurs avait pourtant été décrété fin décembre et de l'eau continuait à y être déversée pour maintenir la température sous les 50 °C.

Lundi après-midi, la température est montée jusqu'à 300 °C. Des chiffres invraisemblables appuyant la thèse de la panne du thermomètre, alors que celle d'un incident lors de travaux sur la tuyauterie avait été avancée précédemment. Aucune augmentation de température n'a été observée au niveau d'autres réacteurs ou capteurs de la cuve n°2. Par mesure de précaution, les agents de la compagnie Tepco ont décidé d'augmenter le débit d'eau visant à refroidir la cuve, le passant de 10 à 13 m3/h.

Par ailleurs, aucune fuite radioactive n'a été détectée. Toujours par précaution, de l'eau borée - qui absorbe les neutrons lents à l'origine des fissions - a toutefois été injectée dans la cuve. Un incident qui intervient à un mois du premier anniversaire de la catastrophe. Le 11 mars 2011, un violent tsunami avait déferlé sur la centrale de Fukushima, causant le plus gros accident nucléaire de tous les temps après celui de Tchernobyl en 1986.