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1,5 tonne de CO2 par an pour faire ses courses

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Les courses alimentaires d'un foyer représentent une émission de 1,5 tonne de CO2 par an, soit près de 11.000 km parcourus en voiture. Selon l'étude de Système U, l'Iri et Greenext, le choix des produits alimentaires en fonction de leur provenance et de leur mode de production peut faire varier d'un tiers les émissions de CO2 dues à l'alimentation.

Bien choisir ses produits alimentaires lors des courses permet de réduire ses émissions de carbone. © Glenda M. Powers

Selon cette étude réalisée conjointement par Système U, l'Iri, cabinet d'études sur les points de vente et Greenext, fournisseur de données sur l'impact environnemental des produits de grande consommation, un ménage français achète pour 19 kg de produits alimentaires par semaine. Cela représente 28 kg de CO2 émis.

Sur une année entière, les foyers français achètent pour 990 kg de produits alimentaires, soit l'équivalent de l'émission de 1.480 kg de CO2.

Les produits les moins polluants seraient les fruits et légumes qui représentent 10% des courses mais seulement 3% des émissions de CO2. A l'inverse, la viande, et plus généralement les produits de charcuterie et de boucherie (5% des courses) pèsent pour 10% des émissions de CO2.

Constat similaire pour les surgelés, note l'enquête. Ces produits ne représentent que 3% du caddie des ménages toutes les semaines, mais émettent 9% des émissions de CO2 du fait de la transformation et des dépenses énergétiques de la chaîne du froid.

Une même liste de course, 8 kg d’équivalent carbone de variation

Le lieu d'achat, la production, l'emballage et le choix des ingrédients auraient également une influence sur les émissions de CO2. En prenant en compte une même liste de courses de 19 kg de produits similaires, achetés à différents endroits et provenant de lieux également différents, la facture carbone peut varier de près d'un tiers (de 27 à 35 kg équivalent carbone).

Pour mesurer l'impact environnemental d'un produit alimentaire, il faut tenir compte de son mode de production (besoin en eau, en énergie, transformation...), de l'emballage et du conditionnement (individuel ou grand conditionnement, éventuel suremballage, chaîne du froid) et le transport depuis le lieu de production, expliquent les partenaires de l'étude.

La logique est la même pour choisir les produits alimentaires les moins nocifs pour le climat.