Selon une étude suédoise de grande ampleur, les personnes qui vivent avec un chien sont en meilleure santé que les autres. Simple corrélation ou véritable lien de causalité ? La question reste posée. © santypan, Fotolia

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Avoir un chien, c’est bon pour la santé

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Le chien pourrait-il devenir bientôt le meilleur ami... de la santé de l'Homme ? C'est en tout cas ce que laisse entendre une étude scientifique d'une ampleur inégalée. Celle-ci conclut en effet que les propriétaires de chiens vivent en meilleure santé que les autres.

Les études vantant les bienfaits d'un chien à la maison n'en finissent plus de tomber. Il semblerait par exemple que les chiens protègent contre l’asthme. Et que les chiens protègent les bébés des infections. Plus largement encore, une dernière étude menée sur 12 ans et sur plus de 3,4 millions de Suédois âgés de 40 à 80 ans, sans antécédents cardiovasculaires au lancement de l'opération, conclut que le risque de décès prématuré ou de déclaration d'une maladie cardiovasculaire est moindre chez les propriétaires de chiens.

Cette étude d'une ampleur inégalée semble notamment montrer le bénéfice de posséder un chien pour les personnes vivant seules. D'autant plus de que les célibataires constituent un groupe particulièrement à risque concernant, entre autres, les maladies cardiovasculaires. Selon les chercheurs de l'université d'Uppsala donc, chez les célibataires, une réduction des risques de décès prématuré allant jusqu'à 33 % et une diminution de 11 % des maladies cardiovasculaires auraient été notées.

Le chien apparaît comme un facteur de protection, et plus particulièrement pour les personnes vivant seules.

Et ces effets positifs seraient plus particulièrement marqués lorsque le chien en question est un chien de chasse. Ou du moins d'une race initialement destinée à la chasse, comme les terriers, les retrievers ou les beagles. De quoi, peut-être, donner un indice sur le mode d'action de cet avantage supposé pour la santé, de posséder un chien.

Si les propriétaires de braques de Weimar (ici en photo) — ou d’autres chiens d’arrêt — semblent les plus avantagés parmi les propriétaires de chiens, pour une raison qui reste inexpliquée, les propriétaires de bâtards semblent, eux, plus enclins à développer des maladies cardiovasculaires que la moyenne ! © ElvisClooth, Pixabay, CC0 Creative Commons

Une corrélation mais quelle causalité ?

« Nous ne savons encore pas grand-chose du comment du pourquoi, reconnaît Tove Fall, l'un des chercheurs responsables de l'étude. Nous savons que les propriétaires de chiens font généralement plus d'exercices physiques que la moyenne. Mais peut-être que les effets positifs d'un chien sur la santé vont plus loin. Ainsi un chien permet de multiplier les contacts sociaux et de renforcer la sensation de bien-être. Sa présence fait également évoluer notre microbiome. »

Sachez qu'en Suède, les propriétaires de chiens sont identifiés dans une base de données. Tout comme le sont les personnes hospitalisées. C'est donc par simple recoupement de données que les chercheurs de l'université d'Uppsala ont procédé. La méthode, malgré le nombre de données récoltées, peut sembler quelque peu légère. Car s'il permet de montrer une corrélation, il est plus difficile d'en conclure une causalité.

Cette étude révèle-t-elle bien un effet positif du chien sur la santé de son propriétaire ? Ou met-elle seulement en lumière des différences sociologiques et de personnalité entre ceux qui font le choix de vivre avec un chien et ceux qui évitent ce type de compagnie animale ? Les propriétaires de chiens sont en effet peut-être, par nature, des personnes plus actives et donc en meilleure santé que les autres. Certains ne possèdent peut-être pas de chien parce que leur santé déjà fragile ne leur permettrait que difficilement d'en prendre soin. Les chercheurs suédois le reconnaissent eux-mêmes. Pour apporter une réponse définitive, d'autres études seront nécessaires.

  • Une étude suédoise conclut que les propriétaires de chiens sont moins touchés par certaines pathologies, notamment les maladies cardiovasculaires.
  • L'effet semble plus marqué pour les célibataires.
  • Les chiens de chasse sont ceux dont le contact semble le plus bénéfique.
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