Le lancement de la seconde mission habité de la Chine devrait avoir lieu d'ici le 15 octobre 2005. Des médias chinois fixent même la date du lancement au 13 octobre 2005. Bien que la Chine reste discrète sur son programme de vols spatiaux, Shenzhou VI décollerait non pas avec un taïkonaute comme ce fut le cas pour Shenzhou V (2003) mais avec deux taïkonautes pour un vol orbital d'au moins 5 jours.

au sommaire


    Shenzhou

    Shenzhou

    Shenzhou VI se compose d'une capsule de rentrée atmosphérique et d'un module orbital. Si la capsule sera utilisée pour le retour des deux astronautes, le module orbital restera en orbite plusieurs mois. Par rapport à ShenzhouShenzhou V, il a été conçu pour s'amarrer à un autre module du même type ou disposant du même port d'amarrage. Il est vraisemblable que lors des prochaines missions Shenzhou il soit tenté l'amarrage de deux modules. Notez que ces modules sont conçus pour rester en orbite plusieurs années. Ils sont les prémices d'une station spatialestation spatiale.

    Les enjeux de Shenzhou VI

    Il est très difficile de déterminer les enjeux de ce vol, car les autorités chinoises ne souhaitent pas dévoiler les objectifs de ce vol et ses caractéristiques. Ce que l'on peut dire, c'est qu'il s'agit pour la Chine de confirmer avant tout le succès du premier vol habité. A ne pas en douter, la mission sera plus longue et plusieurs expériences sont prévues sans toutefois que l'on sache exactement de quoi il en retourne. Il s'agira vraisemblablement d'expériences de sciences de la vie et en aucun cas des expériences lourdes ou complexes à mettre en œuvre.

    Shenzhou VI va devrait tester des technologies nécessaires à l'accostage entre le vaisseau et le module orbital, qui seront d'une importance vitale pour l'établissement de modules orbitaux.

    Les spécialistes occidentaux s'intéresseront de près au vaisseau et à la fuséefusée qui sera utilisée pour lancer les deux taïkonautes. Il s'agira de déterminer la masse de l'engin et donc la performance du lanceur. Il sera également intéressant de comparer le lanceur utilisé en 2003 pour lancer Shenzhou V avec celui qui sera utilisé ces prochains jours. Les propulseurspropulseurs d'appoints, destinés à augmenter la poussée au décollage, seront à l'évidence un indicateur fort.

    Cette caractéristique a son importance quant on sait les ambitions de la Chine au sujet de l'orbite basse. Il sera alors possible de voir où en sont les Chinois dans leur capacité à lancer des charges lourdes.

    Et déjà, des informations circulent sous le manteaumanteau concernant les futures missions chinoises. Ainsi, les Shenzhou VII et VIII pourraient être lancés à quelques jours d'intervalle fin 2006 ou début 2007, suivant en cela le cheminement qui avait été pris par les Soviétiques lorsque les troisième et quatrième vaisseaux habités Vostok avaient été tirés les 12 et 13 août 1962 depuis Tyuratam (devenu BaïkonourBaïkonour). Puis le vol suivant devrait voir se réaliser la première sortie extravéhiculaire d'un Taïkonaute, l'objectif étant d'exploiter un embryonembryon de station spatiale dès 2008, au moment des Jeux olympiques.