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Le photovoltaïque en maison individuelle

Dossier - L'électricité solaire, une énergie rayonnante
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Grâce à la technologie solaire, en plein boom, la production d’électricité connaît des progrès significatifs. Maisons individuelles, bâtiments industriels, collectivités en profitent déjà. Et ce n’est qu’un début.

  
DossiersL'électricité solaire, une énergie rayonnante
 

Le solaire photovoltaïque semble une bonne idée pour produire de l'électricité tout en pensant au développement durable. Avant de se lancer, il faut tout de même quelques renseignements. Quelles sont les différentes installations photovoltaïques possibles ? Comment vendre l'électricité produite chez soi ? Faut-il tout de même se raccorder au réseau ?

Installation de panneaux solaires. © Chrischesneau, Pixabay, DP

Si l'efficacité du photovoltaïque est acquise pour les particuliers, qu'en est-il de sa rentabilité ? Pour le futur producteur, la question est de savoir à quoi est destinée son électricité. Les tenants d'une totale indépendance la réserveront essentiellement à leur consommation. Ils doivent néanmoins prendre en compte les fluctuations de l'ensoleillement et s'assurer une solution alternative en cas de temps « bouché ». 

Installation photovoltaïque autonome capable de couvrir tous les besoins de la maison. © Solar World

La puissance disponible d'un générateur photovoltaïque s'exprime en watt-crête (Wc). Cette valeur correspond à la puissance que peut délivrer un module dans des conditions optimales d'ensoleillement (1000W/m2) et de température (25 °C). L'unité d'intensité du courant fourni est l'ampère (A) et la tension le volt (V). Exemple : un module composé de 36 cellules interconnectées va fournir 5 A sous une tension de 20 V, ce qui équivaut à 100 Wc (source Promotelec). Ce courant continu doit être ensuite converti en courant alternatif compatible avec celui du réseau (en France 230/50 Hz). C'est la fonction de l'onduleur, ou générateur, qui dessert le compteur de production. 

Installations photovoltaïques types

Les installations sont spécifiquement protégées afin de la mettre hors circuit en cas de coupure d’EDF. Ainsi, pas de risque d’injecter dans le réseau l’électricité produite (et d’exposer au danger le personnel intervenant). © Wagner & Co

Pour une maison existante, l'installation (en kit ou sur mesure) est soumise à une simple déclaration de travaux en mairie. Pour une construction neuve, il est conseillé de l'incorporer dès le départ au dossier de demande de permis de construire. Côté mise en œuvre, pas de place à l'improvisation ! Le chantier exige une double compétence : pour le travail en toiture, d'une part et pour l'électricité, d'autre part. La pose des panneaux requiert le savoir-faire d'un étancheur-couvreur habilité (voir photo). L'électricien, quant à lui, se charge d'installer l'onduleur et les différents coffrets, d'effectuer tous les raccordements (voir photo). À cet effet, une appellation a été lancée fin 2007 dans le but d'offrir un certain nombre de garanties aux demandeurs (voir encadré).

L’installation en toiture implique d’être formé aux règles de l’art du métier de couvreur et de poseur de panneaux photovoltaïques. © www.solewa.com


Souple et léger, ce procédé se compose d’une membrane étanche intégrant un module photovoltaïque. Destiné aux grandes toitures plates (bâtiments commerciaux, entrepôts…). © www.solewa.com


La qualité de conception de l’onduleur-générateur (en gris) influe sur celle du courant produit. Pour garantir un bon fonctionnement, les installations sont équipées de parasurtenseurs. © www.solewa.com

Protection antisurtension enfichable

Appareil muni d’un contact de signalisation à distance « libre de potentiel ». Les connecteurs mâles se remplacent rapidement et sans outil particulier. © Phœnix Contact
Cette appellation destinée aux entreprises spécialisées vise à promouvoir les bonnes pratiques d’installation photovoltaïque (Pv). La clientèle peut s’y référer pour choisir des professionnels qualifiés. Pour de plus amples renseignements : www.qualipv.org

Comme des tuiles !

Plus discrets que des panneaux rapportés, ces modules photovoltaïques, à cellules polycristallines, sont de forme et dimensions égales à cinq tuiles plates traditionnelles. La pose s’effectue au moyen d’un châssis à double emboîtement sur toiture en pente. L’étanchéité est intégrée. Puissance d’un module : 50 Wc. Fourniture par kit de 20 éléments. © Imerys Toiture

Rentabilité et coût du photovoltaïque

En règle générale, il est conseillé de prévoir un raccordement au réseau (moyennant les démarches nécessaires) et d'adopter l'une des deux stratégies possibles. Dans le premier cas, la production est calculée pour subvenir aux besoins de la maison, en générant un certain surplus qui sera vendu. L'autre piste consiste à vendre l'intégralité de sa production et à acheter au réseau l'électricité nécessaire à sa consommation, le différentiel entre vente et achat constituant le gain. Cette dernière solution est actuellement la plus avantageuse (voir schéma et tableau). De toute évidence, le moment est propice en raison de tarifs d'achat attractifs de la part du réseau (0,3 à 0,7 € du kWh) et des crédits d'impôts accordés, à hauteur de 50 % du coût de l'installation. En ce qui concerne l'investissement, les prix varient notablement selon les pays. Ainsi, pour un générateur de 3 kWc, on compte en moyenne 21.000 € TTC en France pour 14.000 € TTC au Japon.  

Le principe d'un réseau autonome et raccordé. © DR

Autonome ou raccordé ?

Avantages et inconvénients de chaque réseau. © Énergies Diffusions