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Maintenir une eau de bassin limpide et pure

Dossier - Construire un bassin de jardin
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Un dossier complet pour tout savoir avant de construire un bassin de jardin : exposition, forme, dimensions, matériel à avoir, entretien...

  
DossiersConstruire un bassin de jardin
 

Qu'il soit petit ou grand, comment garder l'eau claire dans un bassin de jardin, en maintenant une bonne oxygénation ? À quoi correspondent les filtrations biologique et mécanique ?

Bassin de jardin agrémenté de nénuplars. © T3W CS - Domaine public
Le mouvement provenant d’une pompe de circulation et d’une fontaine suffit à oxygéner ce petit bassin en polyéthylène de 500 litres. La filtration est obtenue par des pierres de lave, servant de support à des bactéries purifiantes, et des plantes de rive. © Oase Water Gardens

Oxygénation et filtration de l'eau de bassin

Les échanges gazeux entre l'eau et l'air sont vitaux pour l'écosystème du bassin. Dans une eau stagnante, pendant la saison chaude en particulier (de mai à septembre), les poissons souffrent d'un manque d'oxygène. Ce désordre est d'autant plus prégnant que le bassin est petit. Un brassage créé par un mouvement continu en circuit fermé, avec jet ou cascade par exemple, est le plus sûr garant d'une bonne oxygénation. 

La pollution organique est une autre source de souci. À supposer que l'eau soit chimiquement pure (peu probable), le milieu aquatique se charge progressivement de déchets susceptibles de menacer son équilibre biologique. Et la prolifération par temps chaud des algues filamenteuses aggrave le phénomène. Pour assainir le bassin, il lui faut un système de filtration/épuration adapté à son volume et à ses pensionnaires. 

Les plantes à intégrer 

Le bassin naturel abrite un écosystème vivant de façon autonome. Il comporte des plantes oxygénantes et purifiantes disposées en paliers (voir tableau), ainsi qu'une zone de marécage ou de lagunage sur fond de substrat drainant (pouzzolane, zéolithe...) qui fait office de filtre biologique naturel. Son établissement prend du temps, il faut parfois multiplier les expériences mais avec de la persévérance et beaucoup de soin, ça fonctionne. 

Bien choisir les plantes et leur emplacement dans le bassin permet d'obtenir une eau claire. © lagunaponds.com

Filtration biologique et filtration mécanique de l'eau de bassin

Pour autant, le couplage filtration mécanique/biologique automatisée est un moyen plus radical et rapide de parvenir à l'équilibre escompté. En cas d'empoissonnement, ce type d'installation est quasiment indispensable. 

En pratique, la filtration mécanique (brosses, mousses synthétiques...) se charge de retenir et d'évacuer les déchets en suspension : un préfiltre de même nature protège la pompe. La filtration biologique utilise des supports bactériens : billes d'argile, pierres de lave... mousses également. Les bactéries colonisent les masses filtrantes et transforment les déchets toxiques (ammoniac, nitrites...) issus des matières azotées en composants inoffensifs pour les plantes et les poissons. 

La filtration biologique a besoin d'une période de maturation de quatre à six semaines pour atteindre son efficacité. Durant ce laps de temps, au demeurant assez court, l'introduction des poissons doit se faire petit à petit, et ils devront être nourris modérément afin de limiter la pollution organique. L'installation peut se compléter d'un stérilisateur/clarificateur à UVC (intégré ou optionnel), efficace contre les algues et les germes pathogènes. Les lampes utilisées agissent rapidement, entre trois jours et trois semaines (dans le cas d'un bassin déjà vert) : comptez une puissance de 2 W par mètre cube d'eau.