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Les bassins sur bâche : bâche PVC, bâche EPDM et composite

Dossier - Construire un bassin de jardin
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Un dossier complet pour tout savoir avant de construire un bassin de jardin : exposition, forme, dimensions, matériel à avoir, entretien...

  
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Plus contraignant à mettre en œuvre qu'une coque préformée, le bassin sur bâche offre en revanche une totale liberté de formes et de dimensions. Il est également plus économique et d'une longévité supérieure. Des atouts majeurs qui en font la solution préférée des bassinophiles. Mais gare aux bordures trop tarabiscotées qui compliquent le travail et créent des zones d'eau morte.

Savoir rester dans la simplicité. © Shmel - Fotolia
Particularité de la construction de bassin sur bâche, un feutre géotextile doit être interposé entre le sol et la membrane d’étanchéité pour la protéger des pierres, des racines ou des rongeurs. © amateurs-de-bassins.com

De couleur noire ou verte, les bâches (ou membranes) d'étanchéité se vendent en rouleaux de dimensions variables selon le matériau. Lorsque leur largeur maximale est inférieure à celle voulue pour le bassin, il suffit de coller (ou de faire coller en usine) des lés entre eux. 

La bâche EPDM

Les professionnels privilégient la bâche EPDM, caoutchouc synthétique d'une haute tenue au gel, à la chaleur, aux UV. Épaisse de 1 à 1,14 mm, cette géomembrane peut se poser par n'importe tel quel temps. Résistante à la traction, au clou, à la déchirure, sa capacité d'allongement et son élasticité facilitent la pose en limitant la formation de plis (à éviter absolument). Il convient de distinguer les membranes EPDM pour bassins et celles pour toitures. Les premières sont bien tolérées par la faune et la flore, tandis que les secondes sont biologiquement incompatibles avec la vie aquatique.

La bâche composite

Matériau innovant, la bâche composite se caractérise par sa grande légèreté et son excellente tenue dans le temps. Nappe thermo liée (ép. 0,55 mm) à base de polypropylène non tissé et de copolymères polyoléfines (Xavan® de DuPont de Nemours), sa structure filamenteuse lui confère une résistance mécanique supérieure à l'EPDM. En cas d'accroc, la déchirure ne s'étend pas et se répare facilement. Le coût de la bâche composite est certes plus élevé mais contrebalancé par des garanties accrues et des vertus écologiques unanimement reconnues. 

La bâche PVC

Produit le moins cher du marché, facile à réparer, la bâche PVC présente en fait plus d'inconvénients que d'avantages. Le manque de flexibilité du matériau complique la pose (tendance à plisser) et lorsqu'on l'étire, il ne reprend pas sa forme initiale. D'où une fragilisation en dépit d'une bonne résistance à la déchirure. Des trois épaisseurs disponibles (0,5/0,8/1 mm), la plus faible est à écarter d'emblée. Par ailleurs, le PVC est sensible au gel (craquelures...) et aux fortes chaleurs (amolissement). Contrairement à ses concurrents, il n'est pas recyclable et sa sensibilité aux UV est problématique pour l'écosystème : décomposition lente et migration dans l'eau de substances toxiques. 

Comparaison des caractéristiques des trois types de bâches de bassin : EPDM, composite et PVC. © DR