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Dossier : les Toc, des origines aux traitements

Découvrez le dossier « Mieux comprendre les Toc, troubles obsessionnels compulsifs ». Derrière les gestes maniaques communément appelés Toc se cache une pathologie complexe, le trouble obsessionnel compulsif, qui peut devenir handicapante et traduit un mal-être. 

Les Toc, aussi appelés troubles obsessionnels compulsifs, toucheraient entre 2 et 3 % de la population française. Environ 1 % des enfants atteints sont correctement pris en charge. © DR Les Toc, aussi appelés troubles obsessionnels compulsifs, toucheraient entre 2 et 3 % de la population française. Environ 1 % des enfants atteints sont correctement pris en charge. © DR

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Se laver fréquemment les mains, vérifier sans cesse que l’on a bien fermé le gaz… Nous connaissons tous ces gestes ou rituels qui sont des symboles des troubles obsessionnels compulsifs, ou Toc. Mais cette maladie cache souvent un malaise profond et s’avère handicapante à divers degrés au quotidien.

 

Siège de la pensée et point de départ de toute réflexion, le cerveau est le moteur de vie de tout être humain. Il surprend tant par sa force que par sa fragilité. Complexe, il est capable du meilleur comme d’être l’objet de multiples problèmes, comme les troubles obsessionnels compulsifs.

 

Souvent taxés de folie douce ou de délire pur, les troubles obsessionnels compulsifs sont mieux appréhendés depuis une trentaine d’années, et le regard porté sur cette maladie et les individus souffrants de cette pathologie a changé.

 

Parmi les 2 à 3 % de Français touchés par les troubles obsessionnels compulsifs que l’on dénombre, 1 % seulement des enfants en souffrance sont réellement pris en charge. Il convient d’observer quels sont les mécanismes de développement qui explicitent les Toc.

 

Les outils dont disposent les spécialistes pour repérer les Toc chez un patient reposent essentiellement sur la fréquence de l’observance des rituels. Dès qu’une personne pratique au minimum une heure de rituels par jour, elle peut être déclarée comme étant sujette à des Toc. Mais elle peut effectuer ces Toc jusqu’à huit heures par jour.

 

On retrouve plusieurs sortes d’obsessions et de compulsions. Images ou idées ressenties comme inappropriées et répétitions d’un ou plusieurs actes, tous ces troubles sont régis par des règles extrêmement précises adoptées par la personne atteinte. Certaines sont récurrentes alors que d’autres se font plus rares.

 

Si l’on s’en tient à la définition du Toc, le patient est en proie à une angoisse profonde et durable. Il existe d’autres types d’altérations qu’il ne faut pas confondre avec les Toc. La plus grosse différence est que les idées sont fixes, envahissantes avec des compulsions qu’il faut prendre en compte.

 

Depuis les premières apparitions de la pathologie à la forme la plus sévère qui soit, l’évolution des troubles obsessionnels compulsifs et l’accentuation des symptômes dépendent des personnes qui en sont atteintes, et se font de manière progressive.

 

Il existe trois types de traitements pour soigner les personnes touchées par les troubles obsessionnels compulsifs, mais il faut noter que bien que les individus ne guérissent pas totalement, les traitements apportent une nette amélioration, suffisante pour qu’ils puissent mener une vie quotidienne convenable.

 

Le pédopsychiatre Frédéric Kochman exerce dans de nombreux centres médicopsychologiques de Lille. Il est également l’auteur de plusieurs articles et ouvrages dont Mieux vivre… un enfant hyperactif, paru en 2003 aux éditions Arnaud Franel. Pour lui, « le patient est pris dans un cercle vicieux d’autostimulation ».

 

Voici une liste d’ouvrages de spécialistes pour aller plus loin sur le thème des Toc, des troubles bipolaires et anxieux.

 


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