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Dossier : les innovations pour le sport de demain

Découvrez le dossier Sport : la technologie au service des champions. Le talent et le travail des grands sportifs sont désormais accompagnés par les technologies afin que ces champions dépassent les limites établies. Quelles sont ces technologies au service du sport d'aujourd'hui et de demain ?

Dispositif de suivi des mouvements des yeux permettant d’identifier avec précision les informations visuelles sélectionnées par l’athlète. © Belin

Dispositif de suivi des mouvements des yeux permettant d’identifier avec précision les informations visuelles sélectionnées par l’athlète. © Belin

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Une victoire olympique est désormais à la fois une affaire de sport, de technologie et de finances. Aucune technologie, fut-elle la plus avancée, ne peut remplacer les trois ingrédients indispensables à la victoire : le talent du sportif, l’intel­ligence de l’entraîneur et les longues heures d’entraînement. Cependant, gagner une médaille d’or sans l’aide des technologies d’avant-garde n’est plus possible, la différence entre la gloire olympique et l’anonymat se mesurant en centimètres ou en centièmes, voire en millièmes, de seconde.

 

Chaque sport est différent et possède des caractéristiques qui le rendent unique. C’est la raison pour laquelle il est rare qu’un athlète excelle dans plusieurs disciplines. Toutefois, les chercheurs se sont aperçu que des « familles » de sports présentent des similitudes quant au type d’effort demandé.

 

Évaluer les capacités métaboliques implique de prendre en considération un ensemble relativement complexe de phénomènes qui sont la conséquence des efforts effectués par l’athlète. Selon le type de sport, les médecins et les entraîneurs se focalisent sur l’efficacité du métabolisme aérobie, sur la transition aérobie/anaérobie, sur l’accumulation de lactate, etc. De tous les paramètres métaboliques, le plus connu et le plus étudié est probablement la consommation maximale d’oxygène, indiquée généralement par le terme VO2 max.

 

Les dispositifs utilisés pour mesurer la VO2 max, le coût énergétique ainsi que d’autres paramètres, prennent le nom de métabolimètres, ou dispositifs d’épreuve d’effort cardiopulmonaire. Ces instruments sont aux athlètes ce que les analyseurs de gaz d’échappement sont aux voitures.

 

Le métabolimètre, même dans sa version portable, est un instrument relativement coûteux, qui interfère avec l’action du sportif et dont l’interprétation des résultats nécessite une certaine compétence. Une indication plus immédiate de l’intensité de l’effort de l’athlète peut être obtenue à l’aide d’un appareil mesurant la concentration de lactate dans le sang.

 

Chronomètre mis à part, le cardiofréquencemètre est l’instrument de mesure le plus employé par les sportifs. La fréquence cardiaque est en effet un paramètre facilement interprétable et d’une grande importance, notamment parce qu’elle est liée au passage du métabolisme aérobie au métabolisme anaérobie.

 

L’un des paramètres physiologiques à surveiller chez un athlète est sa température corporelle, en particulier sa température interne. Une augmentation de cette dernière annonce le « coup de chaleur d’exercice », une situation très dangereuse qui peut entraîner un évanouissement, un coma et dans certains cas, la mort.

 

Lors d'un match, les footballeurs ne peuvent porter sur eux aucun dispositif technologique à l'exception... de leurs chaussures ! Il est difficile d’imaginer la somme de recherche, de tests et de technologie qui se cache derrière cet accessoire. Une chaussure de football doit avoir plusieurs qualités, qui ne sont pas toujours conciliables entre elles.

 

Le documentaire Cristiano Ronaldo : tested to the limit (2011) constitue un exemple parfait du mélange de sport, d’affaires et de divertissement qui caractérise le football. Le film dure environ une heure et peut être visionné gratuitement sur Youtube.

 

Les supercombinaisons hors jeu, la technologie en natation sert essentiellement à étudier à la loupe la technique de l’athlète afin de l’améliorer. Une modification réussie de la position d’une main, d’un pied, de la tête, du plongeon de départ permet, non pas de faire l’économie des kilomètres d’entraînement nécessaires, mais de les exploiter le plus efficacement possible. Un inconvénient majeur demeure : ces modifications, encore aujourd’hui, sont testées « à l’aveugle ».

 

Il y a seulement 20 ans, seuls quelques visionnaires prévoyaient que les technologies les plus sophistiquées (la capture de mouvements, les nanotechnologies ou la mécanique des fluides numérique) seraient appliquées dans le domaine sportif au-delà de la Formule 1 et du motocyclisme. Plus banalement, nous n’imaginions pas non plus pouvoir regarder la télévision sur notre téléphone portable, passer des appels vidéo depuis notre ordinateur ou avoir pour guide en voiture une voix électronique. Les changements à l’œuvre procèdent rapidement, généralement où on ne les attend pas. Il est toutefois possible d’identifier quelques orientations qui contribueront à façonner le champion technologique des Jeux olympiques de 2024.

 

Allons plus loin : pourquoi porter son laboratoire au poignet ou autour du cou lorsqu’on peut l’insérer directement sous la peau ? Les dispositifs implantables existent déjà, ils deviennent de jour en jour plus petits et compatibles avec la physiologie humaine, afin de minimiser les réactions de rejet. Certains chercheurs travaillent même sur des espèces de timbres à appliquer sur la peau, un procédé qui présente l’avantage d’être plus facilement mis en œuvre, aucune intervention médicale n’étant nécessaire.

 

À découvrir aux éditions Belin, le fabuleux livre de l'auteur, Sportifs high tech, richement illustré.

 


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