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Difficile d'être un jeune scientifique aux Etats-Unis

Les fonds fédéraux américains dédiés à la Recherche et Développement, ont augmenté de 1.7% en 2006.

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Cependant, 97% de cette augmentation concerne uniquement les recherches dans le domaine militaire et spatial. D'autres domaines, notamment la recherche médicale, ont vu au contraire leur budget diminuer. C'est le cas du " National Institute of Health " (NIH) - l'Institut de Recherche Médicale aux Etats-Unis - dont le budget est de 28.594 milliards de dollars cette année, soit une baisse d'environ 35 millions de dollars par rapport à 2005.

C'est la première fois depuis 1970, que le NIH voit réduire son budget. D'une manière générale de nombreuses voix dénoncent une baisse des crédits pour la recherche de base dans la plupart des disciplines. Ces réductions ont de nombreuses répercussions : le département de Physique du MIT par exemple n'a accepté cette année que 25 étudiants au lieu des 50 admis des années précédentes.

Il est également de plus en plus difficile pour les chercheurs d'obtenir des subventions du NIH pour leurs recherches. Le Dr. Karen Antman, doyen de l'école de médecine de Boston University, souligne que lorsque vous avez 3 subventions du NIH et que vous en perdez une, vous êtes obligés de limiter vos recherches. Elle ajoute que si vous êtes un jeune scientifique et vous perdez l'unique subvention dont vous bénéficiez auparavant, votre carrière peut être remise en cause.

En effet, obtenir une subvention est plus difficile pour les jeunes qui entreprennent de nouvelles recherches. Au demeurant, l'âge moyen pour un chercheur qui obtient pour la première fois une subvention du NIH est passé de 37 ans en 1980 à 42 ans aujourd'hui. Cette situation pourrait à long terme décourager les étudiants à s'orienter vers la recherche. Si les budgets deviennent eux-mêmes incertains, comme cela semble tendre à l'être, alors l'activité du chercheur, qui dépend de l'obtention au coup par coup de subventions, devient très difficile.

C'est ainsi que, relève Marc Kastner, directeur de département de physique du MIT, deux chercheurs ont l'an dernier préféré migrer vers l'Europe plutôt que travailler au prestigieux MIT, pour bénéficier d'un environnement plus stable. La fuite des cerveaux s'inverserait-elle ?


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