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Tout savoir sur le sommeil

Forme de perte de conscience au rôle encore mal connu, le sommeil occupe une part significative de nos vies. Il est unique chez chacun de nous, et étroitement lié au rythme circadien et à la régulation métabolique. 

Page 6 / 8 - Maladie du sommeil : l'hypersomnie idiopathique Sommaire
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La narcolepsie, évoquée précédemment, n’est pas la seule hypersomnie connue. Nous détaillons ici l’hypersomnie idiopathique ainsi que le syndrome de Kleine-Levin, tous deux très gênants au quotidien.

L’hypersomnie idiopathique

L’hypersomnie idiopathique est une autre forme d’hypersomnie, souvent plus envahissante que la narcolepsie. Elle se traduit par un réveil difficile le matin (on parle d’ivresse du sommeil) et la sensation d’avoir toujours sommeil au cours de la journée. Les siestes, souvent longues, n’apportent pas la sensation d’être restauré, avec parfois l’impression que plus on dort, plus on a sommeil. Cette hypersomnie est souvent familiale, sans pour autant qu’on ait pu mettre en évidence une transmission génétique. Curieusement, chez ces personnes, alors que le sommeil est vécu comme non récupérateur, le sommeil lent profond est souvent augmenté. Tout comme pour la narcolepsie, il existe des médicaments améliorant la vigilance et permettant en général à la personne de trouver un confort suffisant pour fonctionner dans la journée. Mais ils n’agissent que sur le symptôme, pas sur la cause. Dans certains cas, malgré le traitement, cette somnolence reste très invalidante.

La somnolence permanente liée à l’hypersomnie idiopathique est particulièrement handicapante dans la vie de tous les jours.
La somnolence permanente liée à l’hypersomnie idiopathique est particulièrement handicapante dans la vie de tous les jours. © Happy Batatinha, cc by 2.0

Des hypersomnies par période

D’autres formes d’hypersomnie existent. Certaines sont très rares, comme le syndrome de Kleine-Levin, où la personne traverse des périodes de quelques jours dans un état de somnolence quasi permanente associée à une irritabilité, des troubles alimentaires (une hyperphagie) et parfois une désinhibition sexuelle tout à fait inhabituelle chez la personne. Touchant le plus souvent les garçons, elle commence à l’adolescence. Sa parenté a été soulignée avec certaines formes de dépressions récurrentes que l’on trouve dans les maladies bipolaires. Il n’y a pas de certitude quant à cette parenté, car bon nombre de Kleine-Levin voient leur trouble disparaître à l’âge adulte. Il est vrai que les formes de dépression bipolaires s’accompagnent souvent d’hypersomnie, le sommeil envahissant étant parfois le seul symptôme apparent, très invalidant, sans réel vécu dépressif associé.

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