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SEP : la sclérose en plaques

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune qui s'attaque au système nerveux central. Évoluant par poussées ou de façon progressive, la SEP se déclare chez de jeunes adultes et provoque de nombreux handicaps.

Page 5 / 8 - Traitement de la sclérose en plaques Sommaire
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La sclérose en plaques est une maladie souvent handicapante, qui nécessite un traitement global : traitement de fond, traitement des poussées, traitement des symptômes et rééducation.

Les traitements aident à limiter l'évolution de la sclérose en plaques. © cyberpresse.ca
Les traitements aident à limiter l'évolution de la sclérose en plaques. © cyberpresse.ca

Le traitement de fond

Le traitement de fond, pris régulièrement, limite la progression de la maladie. Ces médicaments sont utilisés depuis une quinzaine d'années seulement. Ils comprennent :

  • des immunomodulateurs, prescrits pour les cas de SEP évoluant par poussées. Il s'agit par exemple de l'acétate de glatiramère et des interférons bêta, dont il existe deux types : bêta 1-a et bêta 1-b. L'interféron est une molécule normalement produite par le système immunitaire et dont le rôle est de limiter l'inflammation. Les interférons bêta peuvent conduire à des effets secondaires, comme des syndromes grippaux ou un état dépressif. Ces médicaments sont généralement injectés par voie sous-cutanée. Pour les femmes, une contraception doit être prescrite car les immunomodulateurs sont contre-indiqués en cas de grossesse ;
  • des immunosuppresseurs qui limitent l'action des lymphocytes. Il s'agit par exemple du natalizumab et de la mitoxantrone. Ces traitements sont réservés aux cas de SEP particulièrement agressifs. Ils sont administrés par perfusion. Le traitement au natalizumab peut favoriser une infection par un virus opportuniste, qui est normalement contrôlé par le système immunitaire et provoque une leucoencéphalite. De plus, des effets secondaires, comme une allergie au médicament, sont possibles. C'est pourquoi le traitement doit faire l'objet d'un suivi par le neurologue. Des immunosuppresseurs utilisés pour les maladies auto-immunes peuvent être employés : cyclophosphamide, méthotrexate...

Structure d'un anticorps. Le natalizumab est un anticorps monoclonal. © MC Jaquier
Structure d'un anticorps. Le natalizumab est un anticorps monoclonal. © MC Jaquier

Le traitement des poussées

Au cours d'une poussée, des corticoïdes sont administrés par voie intraveineuse, à forte dose. Les injections sont généralement pratiquées dans un service de l'hôpital, sur une durée de 3 à 5 jours. Les corticoïdes permettent de réduire la durée et l'intensité de la poussée, mais ils n'influencent pas l'évolution de la maladie sur le long terme. C'est pourquoi, si la poussée s'accompagne de peu de symptômes, la corticothérapie n'est pas indispensable. Il est possible d'absorber les corticoïdes par voie orale, mais l'efficacité de ce traitement n'est pas démontrée. Le traitement de fond doit se poursuivre pendant et après la poussée.

Soigner les symptômes

La fatigue est un symptôme souvent ressenti par les malades. Il est important de déterminer sa cause pour la traiter. Ainsi, un état dépressif peut amener à consulter un psychiatre ou un psychologue, voire à suivre un traitement antidépresseur. Si le patient souffre de tremblements, différents médicaments peuvent lui être prescrits : propranolol, primidone... Pour des tremblements très importants et résistants au traitement médicamenteux, un traitement chirurgical peut même être envisagé : il s'agit de stimuler électriquement une zone du thalamus à l'aide d'une électrode implantée dans le cerveau. Pour les problèmes urinaires, des médicaments peuvent également être prescrits. S'ils ne sont pas efficaces, des autosondages peuvent s'avérer nécessaires : le patient vide sa vessie à l'aide d'une sonde urinaire.

La rééducation

La kinésithérapie peut soulager les douleurs de malades atteints de sclérose en plaques. © physio-mag.com
La kinésithérapie peut soulager les douleurs de malades atteints de sclérose en plaques. © physio-mag.com

Le recours à un kinésithérapeute peut s'avérer utile pour limiter la fatigue ressentie par le malade. La kinésithérapie permet également de lutter contre la douleur et le raidissement des membres. Plusieurs séances hebdomadaires chez le kinésithérapeute peuvent être prescrites par le neurologue, et ce tout au long de la vie.

La rééducation ne peut pas influencer l'évolution de la maladie, mais elle permet d'améliorer la vie quotidienne des malades. La balnéothérapie pratiquée chez le kinésithérapeute permet également de réaliser certains mouvements dans l'eau.

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