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L’incontinence urinaire en détail

En France, 3 millions de personnes souffrent d'incontinence, qu'elle soit urinaire ou fécale. Ce dossier présente les causes de cette affection, les divers traitements et des conseils pour l'éviter.

Page 4 / 15 - Les symptômes et causes de l’incontinence urinaire Sommaire
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Selon l’âge, le sexe, la période de la vie, les antécédents chirurgicaux ou les spécificités physiologiques de tout un chacun, une majorité de personnes peut être touchée de près ou de loin par l’incontinence urinaire ou présenter un terrain favorable à son développement sans même le savoir. Voyons ici les symptômes puis les causes de l'incontinence urinaire.

Les causes de l'incontinence urinaire sont nombreuses. Il peut s'agir par exemple d'un prolapsus, ou descente d’organe (dont on voit le schéma ci-dessus). © Groupe Urologie- Saint-Augustin DR
Les causes de l'incontinence urinaire sont nombreuses. Il peut s'agir par exemple d'un prolapsus, ou descente d’organe (dont on voit le schéma ci-dessus). © Groupe Urologie- Saint-Augustin DR

Les symptômes de l'incontinence urinaire

Un patient atteint d’incontinence voit une fréquence anormalement élevée des mictions accompagnées ou non par des douleurs lors du jet d’urine ou une difficulté de l’évacuer. Il doit également faire face à des fuites incontrôlables et dans certains cas il n’est pas forcément conscient lorsque les pertes se produisent. Ces envies d’aller aux toilettes peuvent se faire ressentir le jour comme la nuit (à ne pas confondre avec la nycturie qui est le besoin d’uriner la nuit et qui réveille le sujet). L’urgence peut être l’un des symptômes majeurs ce qui amène les patients à se munir de protections (de types anatomiques, miniserviettes ou d’étuis péniens voire de coquilles absorbantes).

Les causes de l'incontinence urinaire 

Un certain nombre de causes communes concernant aussi bien les femmes que les hommes peuvent être à l’origine d’un trouble de l’incontinence urinaire. Pour la plupart, il s’agit :

  • du recours à la chirurgie urétrale ou coloproctologique (c’est-à-dire qui soigne l’anus et le rectum) pour des faits antérieurs d’incontinence, la pose d’une sonde pelvienne, des antécédents de constipation chronique, des causes de bronchites chroniques (en raison des poussées abdominales) et d’autres infections urinaires dont les actes ont peuvent endommager l’équilibre vésicosphinctérien et lèsent les nerfs et les fibres musculaires ;
  • de l’âge qui doit être pris en compte dans la mesure où les personnes âgées courent un risque de relâchement des tissus et des muscles du plancher pelvien, la tonicité s’affaiblit. On lit dans le rapport remis en 2007 au ministère de la Santé par le professeur François Haab, chirurgien urologue, que « Le vieillissement est responsable d’une altération des fonctions vésicosphinctériennes qui augmente le risque d’incontinence urinaire. Ces modifications concernent toutes les structures physiologiques impliquées dans le contrôle de la miction (vieillissement de la paroi vésicale responsable d’une augmentation de la prévalence de l’hyperactivité de la vessie, atrophie du sphincter urétral, prise de médicaments ayant des effets adverses sur les mécanismes de continence urinaire) » (page 10) ;
  • des problèmes neurologiques de type : lésion de la moelle épinière, maladie de Parkinson, sclérose en plaque, diabète ou encore en phase aiguë d’AVC (accident vasculaire cérébral).

Il existe aussi des causes propres au sexe et à l'âge : l'incontinence chez les hommes, chez les femmes et chez les enfants (à voir sur la page suivante).

Facteurs favorisant l'incontinence

Les facteurs favorisants l’incontinence sont majoritairement la sédentarité, le tabagisme ou encore l’anxiété. Le milieu médical dénonce ce qu’il surnomme le syndrome de la clef de la porte  qui dès lors qu’une personne a passé le seuil de sa maison connaît une envie irrépressible d’uriner mais qui devient une habitude, presque un réflexe où la fuite urinaire provoque la fuite.

Enfin, on parle souvent de l’insuffisance sphinctérienne qui est une défaillance du fonctionnement des muscles du sphincter. Or, même si le sphincter est un facteur additionnel aux autres causes parce qu’il ne se contracte pas suffisamment, il demeure isolé. En effet, il se peut que le sphincter marche très bien mais que la vessie dispose d’un système de pression beaucoup plus fort que ce dernier, surtout dans les cas d’incontinence d’impériosité.

La recherche d’antécédents héréditaires, chirurgicaux, médicaux ou de périodes de la vie sont toutes des pistes à ne pas négliger pour optimiser le diagnostic final rendu par le médecin. Encore faut-il s’en ouvrir ce qui requiert dans certains cas du courage mais la volonté de s’en sortir doit être plus forte car il existe des traitements pour l’incontinence.

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