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L’incontinence urinaire en détail

En France, 3 millions de personnes souffrent d'incontinence, qu'elle soit urinaire ou fécale. Ce dossier présente les causes de cette affection, les divers traitements et des conseils pour l'éviter.

Page 3 / 15 - Les différents types d’incontinence urinaire Sommaire
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Dès lors que le système urinaire dysfonctionne, il peut provoquer toutes sortes d’infections urinaires mais aussi provoquer l’incontinence urinaire. Cette dernière est définie comme une perte d’urine par l’urètre non choisie et survenant en dehors des épisodes mictionnels volontaires.

 
On différencie trois types d'incontinence urinaire. Sur ce schéma, mécanisme de l’incontinence à l’effort. © incontinence- protection, DR

L’incontinence peut se réveiller aussi bien le jour que la nuit, elle est marquée par un manque de contrôle des envies d’uriner et touche tant les femmes que les hommes bien qu’ils le soient dans une moindre mesure. Cette différence s’explique par le fait que l’urètre féminin est beaucoup plus court que celui de la gent masculine.

Typologie de l'incontinence urinaire

Il existe trois types d’incontinence urinaire.

  • L’incontinence à l’effort : elle intervient dans les cas d’un effort physique, du soulèvement d’une certaine charge, d’un rire, d’une marche, d’une course, d’une toux ou d’un éternuement. Non pressentie car n’étant pas dans le besoin d’uriner, elle est la forme la plus fréquente d’incontinence urinaire. L’effort corporel produit une élévation de la pression abdominale brusque et soudaine sur le plancher pelvien (le soutien du bassin, qui se doit d’être tonique), qui habituellement garantit l’urètre fermé, ce qui entraîne un jet d’urine plus ou moins abondant et non voulu.
  • L’incontinence par impériosité (ou urgenturie) : elle est due à une instabilité ou une hyperactivité vésicale qui envoie des messages de mictions urgentes et importantes alors que la vessie n’est pas totalement remplie. Malgré une retenue accrue, il s’agit d’un besoin urgent et irrépressible qu’il est quasiment impossible de réprimer. Cette anormalité est caractérisée par sa brutalité et l’intensité de la miction.
  • L’incontinence mixte : elle réunit les deux types d’incontinence présentés précédemment (c’est-à-dire à l’effort et par impériosité) et représente à peu près 30 % des cas.

D’autre part, à côté de ces trois types d’incontinence, on retrouve des troubles urinaires d’incontinence représentées comme suit.

  • L’incontinence par regorgement : à cause d’un défaut de contraction de la vessie, la rétention d’urine devient chronique. Puis elle entraîne un effet de trop-plein et maintient le niveau de la vessie trop élevé par rapport à l’élimination effective ce qui fait déborder la vessie. Phénomène plutôt nocturne dans la mesure où cette forme d’incontinence surprend le patient dans son sommeil lorsqu’il ne peut se retenir convenablement et de façon consciente.
  • L’incontinence fonctionnelle touche majoritairement les personnes âgées. Elles se rendent moins facilement aux toilettes à cause d’une mobilité réduite. Cette incontinence se déclenche car la physiologie défaille ou l’état de santé est marqué par la maladie.
  • L’incontinence permanente (ou encore appelée totale) : elle résulte d’un écoulement d’urine continu, diurne et nocturne. Aucune volonté d’uriner n’émane du sujet atteint par cette incontinence. Elle peut être due à une insuffisance sphinctérienne ou une maladie neurologique où le contrôle du patient est hors de sa portée.

Ainsi, une classification permet de mieux savoir de quel type d’incontinence une personne peut souffrir. En dressant un tableau précis des symptômes à son médecin traitant ou son urologue, le patient atteint d’incontinence peut recevoir un meilleur suivi thérapeutique.

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