Mots-clés |
  • médecine
L’incontinence urinaire en détail

En France, 3 millions de personnes souffrent d'incontinence, qu'elle soit urinaire ou fécale. Ce dossier présente les causes de cette affection, les divers traitements et des conseils pour l'éviter.

Page 13 / 15 - L’incontinence fécale : symptômes et causes Sommaire
PDF

À côté de l’incontinence urinaire, on retrouve l’incontinence fécale qui se définit par la perte involontaire par le rectum de matières liquides ou solides. Cette incontinence est estimée à environ 2 % de la population française et demeure encore plus tabou que celle urinaire. Cette approximation des chiffres est marquée par le silence régnant autour des symptômes que cette incontinence présente, même parmi les patients atteints.


L'incontinence fécale peut être passive ou active, elle a plusieurs causes (sur ce schéma, une coupe du rectum). © ADAM Inc. DR

Cette incontinence relève d’un problème de contrôle du sphincter anal. Ce phénomène augmente avec l’âge à la faveur d’une incapacité à se retenir dépendant des facteurs physiques et mentaux. Les femmes sont plus touchées que les hommes et ce pour des raisons obstétricales.

Les symptômes de l’incontinence fécale

Il s’agit de fuite de gaz, de pertes de matières anales ou d’une incontinence épisodique ou totale des selles. Il existe deux types d’incontinence anale :

  • passive, elle produit une perte de selles sans que la patiente n’en soit consciente elle-même et sans ressentir le besoin de déféquer. Elle résulte souvent d’un passage marqué par la constipation, d’où un rectum plein ;
  • active (ou parfois motrice), elle relève d’un besoin impérieux, la personne est consciente de l’urgenturie des selles qui doivent s’évacuer mais n’a pas le temps de se rendre aux toilettes. Ce type d’incontinence est souvent accompagné de diarrhée, d’où un rectum vide et de suintements.

Les causes de l’incontinence fécale

Nombreuses et variées, les causes peuvent s’accumuler ou rester isolées. Il s’agit :

  • de la constipation qui obstrue le côlon et empêche un écoulement normal des selles. La poussée aux toilettes n’est pas encouragée en cas d’incontinence anale car les muscles et le périnée sont lésés au cours de cet effort, ce qui les endommage ;
  • des maladies neurologiques telles que Parkinson, Alzheimer dont les facultés mentales sont troublées ;
  • à la suite d’un acte chirurgical dans la zone du bassin pour des hémorroïdes, la destruction par tumeur, une blessure voire une section des nerfs du sphincter. Ces causes chirurgicales peuvent laisser une certaine sensibilité au niveau du rectum qui produit des fécalomes (accumulation et stagnation de matières fécales) ;
  • De la grossesse dans la mesure où le périnée et le sphincter se retrouvent distendus. Cet effort brutal pour le corps peut provoquer une déchirure qui se réveille plus tard (en période de ménopause).

Sans conteste, la recherche avance et les progrès dans les traitements de l’incontinence fécale se démocratisent. Or, malgré une certaine efficacité, ces traitements demeurent palliatifs et non véritablement et définitivement curatifs. Les protections quotidiennes sont plus que jamais indispensables.

L’incontinence urinaire en détail - 1 Photo

Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires