Mots-clés |
  • médecine
Arrêter de fumer : comment s’affranchir du tabac

Les dangers de la cigarette sont nombreux. Pour arrêter de fumer il existe divers traitements et aides, présentés dans ce dossier. Un spécialiste répond également aux questions sur le sevrage tabagique.

Page 6 / 14 - Patch antitabac, spray nicotine... les traitements substitutifs nicotiniques (TNS) Sommaire
PDF

Parmi les traitements du tabagisme figurent les substitutifs nicotiniques (TNS). En gomme, patch spray ou pastilles, ils peuvent être pris par automédication.

Le patch antitabac fait partie des traitements substitutifs nicotiniques. © DR
Le patch antitabac fait partie des traitements substitutifs nicotiniques. © DR

La nicotine, plusieurs études (17) l’ont démontré, est impliquée étroitement à la dépendance au tabac pas ses effets neurobiologiques, même si aujourd’hui d’autres composantes de la cigarette semblent aussi y être impliqués. C’est pour cela qu’ont été développés des procédés contenants la nicotine pour l’aide au sevrage.

L’usage du substitut nicotinique dans le processus de sevrage tabagique a été validé scientifiquement par des études randomisées qui ont démontré son efficacité (19). Il double le taux d’abstinence à 6 mois ou 1 an selon plusieurs études (21). Le substitut peut être administré sous forme de gomme, patch, spray ou pastille (20). Le dosage doit être adapté aux besoins de chacun. La voie d’administration ne semble pas jouer dans l’efficacité finale, toutefois les sprays semblent avoir généré des irritations locales (21). Rappelons que toute l’action a pour but de déjouer la dépendance à la cigarette et que la nicotine est utilisée, or la nicotine elle-même responsable de cette dépendance ; il s’agit donc de bien maîtriser son usage sous le contrôle d’un médecin, tant pour le type de prescription, que pour la posologie et pour la durée du traitement pour ne pas tomber d’une dépendance dans une autre. Par ailleurs, selon la Conférence de consensus sur le tabac, la prise de poids pendant le sevrage tabagique semble être mieux maîtrisée avec les TNS (21).

Le principe des traitements substitutifs nicotiniques

Ils opposent au pic brutal nicotinique de la cigarette, une diffusion lente et régulière ce qui permet une désaccoutumance physique à la nicotine (21).

La durée d’un TSN

Quelle que soit la forme du traitement, il doit être suivi pendant 1 mois et demi à 6 mois en fonction du patient. L’arrêt du traitement se fait progressivement en diminuant les doses.

Les contrindications des TNS

Il n’existe aucune contrindication à l’usage des TNS chez les fumeurs dépendants ; il faut toutefois être suivi par un médecin notamment en cas de grossesse ou d’allaitement. Certains TNS peuvent être prescrits dés 15 ans sous contrôle médical là aussi.

Les effets indésirables des TNS

Il existe un risque de dépendance aux gommes et aux pastilles d’où la précaution à s’entourer du contrôle médical. Aucune dépendance aux patchs n’a été rapportée à ce jour, le risque lié aux pastilles reste infime (21).

Ci-dessous, les différents TNS.

Patchs antitabac

La nicotine traverse la barrière cutanée pour rejoindre la circulation veineuse. Les effets de la nicotine se font sentir 30 mn après la pose du patch sur la peau et se poursuivent sur 24 heures (dosage à 21 mg) ou 16 heures (dosage à 15 mg). La quantité de nicotine libérée est fonction de la surface du patch et de la durée d’application. Au début du traitement, le patch est adapté aux besoins nicotiniques du patient de telle façon qu’il ne ressente pas les symptômes de manque. Puis la dose sera diminuée peu à peu si bien que les patchs de petite surface seront posés à la fin du sevrage. Une intolérance au patch, similaire à celle développée au pansement, peut être contournée en changeant la marque et de lieu d’application chaque jour (21).

Gommes à mâcher

De différents arômes, elles doivent être sucées puis mâchées lentement en faisant des pauses pour un usage correct. La nicotine est ainsi libérée lentement pour rejoindre, à travers la muqueuse buccale, la circulation sanguine puis le cerveau. Ni café ni jus, ni boisson acide ne devront être pris 15 mn avant car l’absorption de la nicotine au niveau de la muqueuse buccale est perturbée par l’acidité (21). Huit à 12 gommes sont utilisées à la demande pour gérer les envies de cigarette de la journée. Le nombre va aller diminuant à mesure de l’avancée du traitement. À noter que si la gomme est consommée trop rapidement (comme un chewing-gum) et la salive avalée, il peut s’en suivre des hoquets, des maux de gorge ou des brûlures d’estomac. L’usage de la gomme à mâcher est inconfortable en cas de port de prothèse dentaire (21).                                                                                                                   

Sprays à la nicotine

L’inhalateur est un embout en plastique qui s’ouvre pour être chargé d’un tampon imbibé de nicotine. Son utilisation consiste à aspirer plusieurs fois par l’embout qui libère ainsi des microgouttelettes de nicotines. Le nombre de cartouches utilisées dans la journée va diminuer progressivement.

Pastilles à sucer ou pastilles sublinguales

À laisser fondre sous la langue ou à sucer, elles ne doivent pas être croquées. Leur effet se fait sentir 2 à 3 mn après la prise. Le nombre, de 8 à 12 pastilles par jour au début du traitement, est progressivement diminué ensuite. Éviter les boissons acides, les jus et le café pendant 15 mn précédant la prise des pastilles.

Dans certaines situations, le médecin peut juger nécessaire d’associer plusieurs formes de TNS pour adapter le traitement au rythme journalier du patient. L’association patch+ gomme ou patch + inhalateur est aujourd’hui admise sous contrôle médical.

Arrêter de fumer : comment s’affranchir du tabac - 1 Photo

A voir aussi sur Internet

Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires