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Avoir un petit frère ou une petite sœur, c'est bon pour la santé

Les enfants qui ont un petit frère ou une petite sœur, pas trop âgés, ont moins de risque de devenir obèses à six ans. L'effet est mal expliqué mais vient d'être repéré chez des enfants aux États-Unis.

Un enfant qui a eu un petit frère ou une petite sœur entre deux ans et quatre ans et demi a moins de risque d’être obèse. © alexis kapsaskis, Shutterstock Un enfant qui a eu un petit frère ou une petite sœur entre deux ans et quatre ans et demi a moins de risque d’être obèse. © alexis kapsaskis, Shutterstock

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Comment prévenir l’obésité infantile ? Et pourquoi pas en faisant un petit frère ou une petite sœur ? C’est ce que suggère une étude de l’université du Michigan qui a trouvé que les enfants dont la famille s’est agrandie lorsqu’ils avaient entre deux et quatre ans avaient moins de risque d’être obèses.

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé l’effet de la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur sur l’IMC (indice de masse corporelle) pendant les six premières années de la vie d’un enfant. 697 enfants ont été recrutés dans 10 sites des États-Unis, au moment de leur naissance. Les mesures anthropométriques des enfants ont été relevées à 15 mois, 24 mois, 36 mois, 54 mois et à leur entrée au CP.

Résultats : les enfants qui ont eu un frère ou une sœur entre deux et trois ans, ou entre trois ans et quatre ans et demi, avaient un IMC significativement plus faible à leur entrée au CP. Les enfants qui n’avaient pas eu de petit frère ou de petite sœur étaient 2,94 fois plus touchés par l’obésité à leur entrée au CP, par rapport à ceux qui ont eu un petit frère ou une petite sœur entre 36 et 54 mois. Ces résultats paraissent dans la revue Pediatrics d’avril 2016.

Un petit frère, c'est la possibilité de jouer ensemble et de se dépenser, au lieu de rester seul devant un écran
Un petit frère, c'est la possibilité de jouer ensemble et de se dépenser, au lieu de rester seul devant un écran. © Vasilyev Alexandr, Shutterstock

Une naissance pourrait agir sur l’alimentation et l’activité de l’aîné

« La recherche suggère qu'avoir des frères et sœurs plus jeunes – par rapport à ne pas en avoir ou en avoir de plus âgés – est associé à un risque moindre d'être en surpoids. Cependant, nous avons très peu d'informations sur la façon dont la naissance d'un frère ou d’une sœur peut modifier le risque d'obésité pendant l'enfance, » a expliqué Julie Lumeng, auteur de ces travaux.

Une explication possible, d’après les auteurs, est que les parents peuvent changer la façon dont ils nourrissent leur enfant une fois qu’un nouveau-né arrive à la maison. Les enfants commencent à adopter des habitudes alimentaires vers trois ans et des changements à cet âge peuvent avoir un impact. De plus, les enfants pourraient être plus actifs et passer moins de temps sédentaires devant des écrans lorsqu’un bébé arrive dans la famille, ce qui contribuerait à un IMC plus favorable à la santé.

« Nous avons besoin d'étudier encore plus comment le fait d’avoir un frère ou une sœur peut avoir des petites répercussions comme les comportements au moment du repas et l'activité physique. » Si les chercheurs connaissaient les causes de ce phénomène, cela permettrait de trouver de nouvelles pistes de prévention de l’obésité infantile.

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