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Pour réussir une FIV, mieux vaut... en rire

Le taux de réussite des fécondations in vitro serait pratiquement doublé grâce une cure de rire antistress juste après l’implantation de l’embryon dans l’utérus. De quoi redonner le (sou)rire à tous les couples en attente d’un enfant !

Le rire est un facteur antistress favorisant la grossesse. © DR Le rire est un facteur antistress favorisant la grossesse. © DR

Pour réussir une FIV, mieux vaut... en rire - 2 Photos

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À une époque où le premier enfant naît à un âge parental de plus en plus avancé, les couples ont également de plus en plus de problèmes pour le concevoir naturellement. L’âge est en effet un facteur limitant fortement la fertilité, de manière presque exponentielle à l’approche de la quarantaine. Des problèmes physiologiques, comme des défauts d’ovulation, d’obstruction des trompes, d’infection de l’utérus, associés à des facteurs environnementaux, comme le tabac ou l’exposition à des produits chimiques reprotoxiques, peuvent aussi être la cause d’une infertilité.

La fécondation in vitro (FIV) constitue l’un des grands espoirs de ces couples infertiles, qui représentent tout de même 10 % des couples. Elle consiste en un prélèvement de cellules sexuelles de la future maman (un ovocyte) et du futur papa (des spermatozoïdes) qui sont ensuite mises en contact dans un milieu artificiel. Après la fécondation, l'amas de quelques cellules né de cette rencontre des gamètes, c'est-à-dire l’embryon, est réimplanté dans l’utérus maternel. 

Un succès pour quatre ou cinq tentatives

Mais cette technique, plutôt bien maîtrisée aujourd’hui dans les éprouvettes, est loin d’atteindre des scores de réussite suffisants pour les couples en mal d’enfant. D’après des statistiques récentes, qui n’évoluent d’ailleurs pas beaucoup au fil des ans, environ 20 à 25 % des tentatives, seulement, se concluent par la naissance d’un enfant. Il n’existe à ce jour pas de remède miracle pour favoriser l’implantation de l’embryon, ni l’arrivée à terme de la grossesse. Vraiment ?

Il semble qu’un facteur, qui avait été laissé de côté, soit en réalité très important dans la réussite des méthodes de procréation médicalement assistée. Il ne coûte rien et peut être utilisé par tous : il s’agit tout simplement… du rire ! Une étude menée par les scientifiques de l’Assaf Harofeh Medical Center à Tel Aviv en Israël l’a prouvé par A+B.

La réussite de l'implantation de l'embryon après une FIV peut être améliorée grâce au rire. © DR
La réussite de l'implantation de l'embryon après une FIV peut être améliorée grâce au rire. © DR

Clown thérapeutique

L’étude a été réalisée sur 219 femmes en cours de FIV. Juste après l’implantation de l’embryon dans leur utérus, la moitié de ces femmes a reçu la visite d’un clown, formé pour l’occasion par le médecin en charge de l’étude, Shevach Friedler. Quinze minutes seulement, au cours desquelles des blagues, des tours de magie et d’autres clowneries se sont succédé pour (re)donner le sourire aux futures mères (du moins à celles qui ne sont pas atteintes de coulrophobie...).

Selon les résultats parus dans la revue Fertility and Sterility, au total, 20,2 % des femmes n’ayant pas bénéficié des plaisanteries du clown sont tombées enceintes suite à la FIV, un chiffre en accord avec les statistiques globales de la méthode. Très bonne surprise en ce qui concerne le groupe des femmes qui ont ri juste après l’implantation de l’embryon : le chiffre monte à 36,4 % de réussite !

Un dispositif antistress

La différence est sans ambiguïté, indiquant que le rire a bel et bien une forte influence sur le taux de réussite des FIV. Si le mécanisme physiologique n’a pas été déterminé par cette étude, il semble clair que le rôle antistress du rire ne soit pas étranger à ce phénomène. Le stress accumulé au cours du long processus de procréation médicalement assistée et l’incertitude quant à sa finalité, serait à l’origine de la synthèse d’hormones (cortisol, adrénaline, noradrénaline) néfastes à l'implantation de l'embryon.

Une étude datée de 2005 avait d’ailleurs montré que les femmes ayant un taux sanguin faible de ces hormones avaient plus de chance que leur FIV soit suivie d’une grossesse. Mais la procréation médicalement assistée n'est pas le seul domaine où l’on prouve les bienfaits du rire : il agirait également sur la santé cardiovasculaire, et les clowns interviennent fréquemment dans les hôpitaux pour aider les enfants à mieux vivre leur situation et à mieux combattre la maladie.

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