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Une prothèse au temps des Pharaons ?

La civilisation Egyptienne, dont on ne rappellera jamais assez qu’il s’agit d’une civilisation africaine, vient de nous étonner une fois encore par son ingéniosité et sa modernité. Une équipe de l’Université de Manchester pense qu’un élément en bois retrouvé sur une momie entreposée au muséum du Caire, et datée de 1000 à 600 ans avant JC, servait de prothèse pour faciliter la marche. Des études sont en cours pour démontrer cette théorie.

La prothèse du musée du Caire (Crédit : Jacky Finch). La prothèse du musée du Caire (Crédit : Jacky Finch).

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Un médecin égyptien en action (Crédit : www.educationforum.co.uk)

Un médecin égyptien en action (Crédit : www.educationforum.co.uk)

Il s’agirait en fait d’une prothèse servant à remplacer la perte d’un gros orteil. Le moyen le plus efficace pour le démontrer, s'il ne s’agit pas d’une obscure prescription religieuse liée au rite de momification, est d’utiliser des répliques de celui-ci pour des personnes actuelles souffrant du même problème.

C’est ce que Jacky Finch, du Manchester’s KNH Centre for Biomedical Egyptology, a entrepris de faire avec des collègues en recrutant des volontaires.

Si cela se confirmait, cela repousserait la date de la conception de prothèses par l’homme de plusieurs centaines d’années, car jusqu’à présent, seule une jambe artificielle datant de 300 ans avant JC était connue. Une seconde prothèse possible est en cours d’étude elle aussi au Human Performance Laboratory de l’University of Salford.

Un extrait du fameux papyrus Ebers traitant de médecine (Crédit : Université de Leipzig).
Un extrait du fameux papyrus Ebers traitant de médecine (Crédit : Université de Leipzig).

Les prothèses

Celle du Caire est particulièrement convaincante car, non seulement elle est articulée, mais elle porte des traces d’usure pouvant être dues à son utilisation pour marcher. Elle appartenait à une femme d’une cinquantaine d’années ayant clairement subi une amputation bien cicatrisée, probablement à cause d’une infection.

La seconde prothèse potentielle appartient au British Museum et elle est constituée d’un assemblage de colle, de plâtre et de carton. Là aussi, on peut remarquer des traces d’usure mais aucune articulation n’est présente. Il s’agirait donc plus probablement d’une prothèse portée pour des raisons esthétiques.


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