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Espérance de vie dans le monde : de terribles inégalités

Entre l’Afghanistan et le Japon, l’espérance de vie varie quasiment du simple au double : de 43,6 à 82,7 ans. Tel est le constat du Programme des Nations Unies pour le Développement dans son dernier rapport sur le développement humain.

Tous les enfants ne naissent pas égaux. © Eugene Gitlits/Fotolia

Tous les enfants ne naissent pas égaux. © Eugene Gitlits/Fotolia

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Tous les ans, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) publie un rapport sur le développement humain. Le dernier, qui vient d'être rendu disponible, est fondé sur les données de 2007. Il montre les différences abyssales qui existent entre les régions du monde. Si l’espérance de vie est de 79 ans dans l’Union européenne, elle plafonne à 51,5 ans en Afrique subsaharienne. Plus précisément, un enfant né en Zambie ne peut espérer vivre que 44,5 ans, contre 81 ans en France !

Les 182 pays pris en compte se classent selon un indicateur composite du bien-être de la population, qui regroupe l’évaluation de l’espérance de vie, mais aussi de l’alphabétisation, de la scolarisation, et du PIB par habitant. Les trois pays de tête sont la Norvège, l’Australie et l’Islande, et les trois derniers le Niger, l’Afghanistan et la Sierra Leone. En Afghanistan, 40,7% des enfants mourront avant 40 ans – tandis que 5,4% des petits Islandais mourront avant 60 ans !

Les femmes et les enfants d’abord...

Très contrastés aussi, les chiffres de l’espérance de vie en bonne et mauvaise santé. En France, on peut espérer vivre 76 ans en bonne santé, et seulement 6 en mauvaise santé. En Sierra Leone, si 37 années se passeront en bonne santé, 22 seront vécues avec des problèmes causés par des maladies ou des blessures.

L’une des causes de ces inégalités réside dans la mortalité infantile. D’après l’Unicef, le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 257‰ en Afghanistan, et de 4‰ en France ou au Japon… Petit point positif pour une moitié de l’humanité, les femmes vivent presque toujours plus longtemps que les hommes.

Ce n'est toutefois pas le cas au Swaziland (44,8 ans contre 45,7), où l’épidémie de VIH a un impact plus important sur les femmes, et en Afghanistan (43,5 ans contre 43,6), où cette différence se maintient à peu près depuis 1950, sans que l’on puisse l’expliquer.


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