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Les cellules souches induites bientôt testées sur l’Homme au Japon ?

Le Japon pourrait propulser la médecine régénérative dans une nouvelle ère. Il ne manque que l’accord du ministère de la Santé nippon pour que des essais cliniques soient prochainement entrepris sur l’Homme contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ce serait une première mondiale.

Les cellules souches pluripotentes induites ont été découvertes en 2006 et pourraient bientôt être utilisées dans des essais cliniques au Japon. Les cellules souches embryonnaires, mises en évidence chez l'Homme en 1998, ont eu besoin de 11 ans avant d'être acceptées pour des thérapies. Par les autorités sanitaires américaines cette fois. © Darren Baker, shutterstock Les cellules souches pluripotentes induites ont été découvertes en 2006 et pourraient bientôt être utilisées dans des essais cliniques au Japon. Les cellules souches embryonnaires, mises en évidence chez l'Homme en 1998, ont eu besoin de 11 ans avant d'être acceptées pour des thérapies. Par les autorités sanitaires américaines cette fois. © Darren Baker, shutterstock

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Un comité d'éthique d'un centre hospitalier japonais a donné son accord pour des recherches cliniques de médecine régénérative au moyen de cellules souches pluripotentes induites (CSPi). Elles seraient les premières réalisées au monde.

Ces recherches cliniques seront mises en œuvre à condition que le ministère japonais de la Santé valide la demande qui devrait être formulée le mois prochain par la Fondation pour la recherche biomédicale et l'innovation (Ibri), un centre hospitalier de Kobe.

Elles pourraient débuter entre avril 2013 et mars 2014 et viseraient à traiter à terme une des formes de la maladie oculaire appelée dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), première cause de cécité des plus de 55 ans dans les pays industrialisés. Pour ce faire, les chercheurs prévoient de cultiver des cellules de la rétine et de les implanter.

Les cellules souches pluripotentes induites, bien que conçues à partir de tissus du patient, pourraient poser quelques problèmes pour la santé, notamment du fait de la manipulation génétique qui peut endommager l'ADN. Problème que ne connaissent pas les cellules souches embryonnaires, à l'image, naturellement à un stade indifférencié. © Eugene Russo, Plos One, cc by 2.5
Les cellules souches pluripotentes induites, bien que conçues à partir de tissus du patient, pourraient poser quelques problèmes pour la santé, notamment du fait de la manipulation génétique qui peut endommager l'ADN. Problème que ne connaissent pas les cellules souches embryonnaires, à l'image, naturellement à un stade indifférencié. © Eugene Russo, Plos One, cc by 2.5

Les cellules souches pluripotentes induites, un réel espoir

Les CSPi sont des cellules adultes que l'on a ramenées à l'état quasi embryonnaire en leur faisant de nouveau exprimer 4 gènes normalement inactifs dans les cellules adultes. Elles retrouvent ainsi une nouvelle immaturité et la capacité de se différencier dans tous les types cellulaires en fonction du milieu dans lequel elles se trouvent.

En 2012, les chercheurs japonais Shinya Yamanaka et britannique John Gurdon ont été récompensés conjointement du prix Nobel de médecine pour avoir mis au point la méthode qui permet de reprogrammer les cellules adultes en cellules souches, un procédé clef pour l'avenir de la médecine régénérative.

L'usage de CSPi ne pose pas de problème éthique fondamental, au contraire des cellules souches prélevées sur des embryons humains. Les travaux sur ces CSPi sont devenus une priorité de recherche au Japon où l'État a décidé de leur allouer des financements importants considérant qu'il s'agit d'un domaine extrêmement prometteur dans lequel les Nippons devraient prendre une longueur d'avance.


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