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Le bisphénol A favoriserait le stockage des graisses

Les effets nocifs du bisphénol A sont connus, pourtant l'Inra vient d'observer une conséquence étonnante de l'exposition à faibles doses de ce perturbateur endocrinien : elle augmenterait le stockage des graisses au niveau du foie. 

De faibles doses de bisphénol A favoriseraient le stockage des graisses au niveau du foie, pouvant par exemple mener au diabète de type 2. © www-sop.inria.fr De faibles doses de bisphénol A favoriseraient le stockage des graisses au niveau du foie, pouvant par exemple mener au diabète de type 2. © www-sop.inria.fr

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Selon un travail mené par l’Inra, le bisphénol A (BPA) favoriserait le stockage des graisses au niveau du foie. Le plus surprenant réside dans le fait que ses effets apparemment, sont d’autant plus importants que les doses de BPA absorbées sont faibles...

Le bisphénol A est reconnu comme un perturbateur du système hormonal ou endocrinien. L'Inra rappelle qu'il « est capable de mimer en partie l’action des œstrogènes, les hormones sexuelles féminines ». Des études récentes ont également montré que cette substance stimulait la production d’insuline par le pancréas, et favoriserait le développement du tissu adipeux, principal lieu de stockage des graisses dans l’organisme.

Si le bisphénol A est désormais interdit dans les biberons, et en passe de l'être dans les contenants alimentaires, il reste présent dans de nombreux produits quotidiens. © Dra sick Love, Flickr CC by nc-nd 2.0
Si le bisphénol A est désormais interdit dans les biberons, et en passe de l'être dans les contenants alimentaires, il reste présent dans de nombreux produits quotidiens. © Dra sick Love, Flickr CC by nc-nd 2.0

Le bisphénol A modifierait également le métabolisme

Les chercheurs de l’Unité de toxicologie alimentaire de l’Inra à Toulouse, se sont intéressés aux répercussions sur le foie d’une exposition prolongée à de faibles doses de BPA. Les doses analysées ont été jusqu’à dix fois inférieures à la dose journalière admissible. Or il apparaît qu’elles auraient sur l’activité de nombreux gènes impliqués dans la fabrication des lipides, un impact plus important que des doses élevées. Elles favorisaient en fait le stockage des graisses au niveau du foie. Un phénomène auquel les médecins font référence sous le nom de stéatose hépatique.

« L’accumulation exagérée de graisses dans le foie, ne revêt pas en soi un caractère de gravité majeure, mais elle présente le risque de favoriser l’émergence d’autres altérations métaboliques et tissulaires. Et donc des maladies telles qu’un diabète de type 2 », expliquent les auteurs.

Rappelons que l’utilisation du bisphénol A est interdite dans la fabrication des biberons. Ceci dit, cette substance est présente dans de nombreux produits d’usage courant comme les récipients et revêtements en matière plastique. Dernièrement, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à interdire son utilisation dans les contenants alimentaires, avec prise d’effet au 1er janvier 2014. Il est également important de noter que l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa) a fixé la dose journalière admissible de BPA à 0,05 milligramme/kg de poids corporel.


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