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Les coeurs des amoureux savent battre à l’unisson

En cette Saint-Valentin, nous ne pouvions pas ne pas vous parler d’une belle histoire de cœurs. Lorsque deux amoureux se regardent, leurs battements cardiaques se synchronisent et résonnent à l’unisson. Une nouvelle preuve que l’amour n’est pas qu’un partage d’émotions mais aussi de physiologie…

Pas besoin de gestes ni de paroles : un simple regard suffit à faire battre en harmonie le cœur des amoureux. Expérience à tester durant un moment romantique de la Saint-Valentin. © Baptigrou, Flickr, cc by nc nd 2.0 Pas besoin de gestes ni de paroles : un simple regard suffit à faire battre en harmonie le cœur des amoureux. Expérience à tester durant un moment romantique de la Saint-Valentin. © Baptigrou, Flickr, cc by nc nd 2.0

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Depuis des siècles, le cœur est devenu le symbole de l’amour. Durant l’Antiquité, on pensait même qu’il était le siège des émotions, sûrement parce qu’il se mettait à s’emballer face à l’être aimé. Mais si longtemps l’amour a été résumé aux sentiments, des recherches plus récentes ont révélé quelques-uns des soubassements physiologiques.

Hormones, phéromones, activités neurologiques et cardiaques (entre autres) traduisent et trahissent le sentiment amoureux. Cependant, on est encore loin de tout connaître sur la question. Or, deux nouvelles études, parues dans les revues Emotion et l’International Journal of Psychophysiology viennent d’apporter des éléments inédits sur le sujet.

Toutes deux menées par des scientifiques de l’université de Californie, à Davis, elles montrent en substance que les rythmes cardiaques et respiratoires des amoureux s’harmonisent lorsqu’ils se regardent. Une belle histoire, non ?

Cœur et poumons fonctionnent à l’unisson

Trente-deux couples hétérosexuels ont pris part aux expérimentations. Celles-ci se déroulaient dans une pièce calme et silencieuse. Les membres du couple devaient s’asseoir l’un en face de l’autre et il leur était interdit de se parler ou de se toucher. Des capteurs étaient placés afin de fournir des informations sur leurs battements cardiaques et sur leur fréquence respiratoire.

Le cœur humain n'a pas vraiment l'apparence du symbole représentant l'amour. Il existe plusieurs hypothèses sur la question, certaines évoquant la forme d'un organe de bœuf quand d'autres y voient plutôt la similarité avec les feuilles de lierre, la résistance de la plante ayant été associée à l'amour qui dure dans l'Antiquité. © Gordon Museum, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0
Le cœur humain n'a pas vraiment l'apparence du symbole représentant l'amour. Il existe plusieurs hypothèses sur la question, certaines évoquant la forme d'un organe de bœuf quand d'autres y voient plutôt la similarité avec les feuilles de lierre, la résistance de la plante ayant été associée à l'amour qui dure dans l'Antiquité. © Gordon Museum, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Différents exercices étaient proposés aux protagonistes, comme s’imiter l’un l’autre par exemple. De façon plutôt inattendue, les auteurs ont constaté que les pulsations du cœur s’ajustaient et les deux organes battaient à l’unisson. Au niveau respiratoire, les amoureux inspiraient et expiraient à une vitesse similaire, même si ces deux phases n’étaient pas toujours parfaitement synchrones.

Cependant, ces premiers tests à eux seuls ne peuvent justifier que c’est l’amour qui induit cette réponse caractéristique. Peut-être est-ce une adaptation se produisant chaque fois que l’on se trouve en face de quelqu’un ?

L’amour : le partage du cœur et du corps

Les mêmes exercices ont été réalisés avec des couples de volontaires qui ne se connaissaient pas. Résultat tout différent : ni l’un ni l’autre n’a modifié ses paramètres physiologiques pour s’ajuster avec ceux de leur partenaire d’expérimentation. C’est donc bel et bien le sentiment amoureux qui pousse les corps à s’harmoniser.

Fait notable : ce sont principalement les femmes qui se calent sur les rythmes physiologiques de l’homme plutôt que l’inverse. Les auteurs lancent l’hypothèse que cela révèle un lien fort avec le partenaire doublé d’une plus grande empathie de la part de la gent féminine.

L’amour, l'une des clés du bonheur, est donc bel et bien une histoire de cœur, au sens physiologique du terme. Les corps se mettent au diapason et démontrent ainsi le lien extrême qui unit les amants. De nouvelles investigations nous apporteront peut-être un éclaircissement plus complet sur la question. Ainsi, pour l’heure, on ne peut citer que le philosophe Blaise Pascal, précisant au XVIIe siècle que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ».


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