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Lutte biologique contre les organismes nuisibles à l'agriculture

Les plantes cultivées subiraient entre 20 et 40 % de pertes avant récolte, dues à des ravageurs, maladies et concurrents. L'Homme doit donc protéger sa production agricole, notamment en respectant l'environnement et sans nuire à la santé publique.

Page 6 / 6 - Avantages de la lutte biologique Sommaire
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Les avantages de la lutte biologique correspondent à la suppression des inconvénients de la lutte chimique. Il est possible de classer ces derniers en deux catégories, celle en rapport avec la toxicité des pesticides pour les espèces non ciblées, et celle en rapport avec l'apparition rapide de phénomènes de résistance aux pesticides chez les espèces ciblées.

Coccinelle (Coléoptère) parmi ses proies constituées de pucerons (Homoptères). © Photo C. Slagmulder/INRA.- Toute reproduction et exploitation interdites
Coccinelle (Coléoptère) parmi ses proies constituées de pucerons (Homoptères). © Photo C. Slagmulder/INRA.- Toute reproduction et exploitation interdites

La toxicité des produits phytosanitaires peut s'exprimer chez des espèces très diverses, parfois utiles, et même chez l'Homme. Les organismes les premiers touchés sont ceux qui se trouvent dans les champs traités, et en particulier les parasitoïdes et prédateurs locaux. Leur raréfaction ou leur disparition perturbe les équilibres écologiques et diminue les possibilités naturelles de régulation des populations de ravageurs, ce qui rend nécessaire de nouveaux traitements. D'autres organismes plus éloignés des champs traités peuvent également être touchés par la toxicité des pesticides après leur transport par le vent ou par l'eau. Des rivières et des nappes phréatiques sont ainsi polluées parfois pour de longues années. L'Homme peut être victime de ces produits, susceptibles de provoquer diverses maladies telles que des cancers, soit directement lors des traitements (les agriculteurs sont alors particulièrement exposés), soit en consommant des végétaux ou de l'eau pollués. De nombreux produits agricoles renferment en effet des résidus de pesticides qui sont parfois détectés lors d'opérations d'exportation. Ceci peut entraîner le refus des marchandises contaminées et constitue un aspect commercial des inconvénients de la lutte chimique.

L'ensemble des atteintes des pesticides à l'environnement et la santé a conduit les autorités à interdire un nombre grandissant de produits phytosanitaires, à tel point que le recours à un autre moyen de lutte devient parfois une obligation. La lutte biologique peut alors offrir des outils alternatifs.

La résistance d'un nombre de plus en plus important de ravageurs aux pesticides, après un processus d'évolution adaptative, rend également obsolète l'emploi de bien des produits. En effet, au cours de ce processus, une même efficacité du pesticide demande une augmentation des doses jusqu'à une limite qui devient trop dangereuse pour les espèces non ciblées. Le produit est alors abandonné contre le ravageur résistant et les agriculteurs sont demandeurs de nouveaux moyens de lutte qui peuvent être biologiques.

La lutte biologique peut aussi présenter quelques inconvénients qu'il est possible d'éviter en menant des études préalables suffisamment poussées. Les principaux risques concernent l'introduction d'espèces qui peuvent s'attaquer à des hôtes ou des proies inattendus, éventuellement utiles, ou qui prolifèrent plus que nécessaire.

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