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Angonoka

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Angonoka (Vaillant, 1885) – Astrochelys yniphora

  • Ordre : Testudines
  • Sous-ordre : Cryptodira
  • Famille : Testudinidae
  • Genre : Astrochelys
  • Taille : 31 à 48 cm
  • Poids : 5,5 à 18 kg
  • Longévité : 40 à 42 ans

Statut de conservation UICN : CR, En danger critique d’extinction

Description de l’angonoka

L'angonoka est également appelée tortue à soc en raison de la présence d'une imposante excroissance gulaire en forme de soc de charrue, située sur l'avant de la carapace. Cette-ci se présente en forme de dôme et est généralement de couleur beige. La plaque nucale est de petite taille et peut même être absente chez certains spécimens. Les écailles costales et vertébrales de la dossière et parfois les marginales sont cerclées de bandes noires chez les juvéniles, mais cette ornementation s'estompe avec l'âge. Le plastron est beige également, légèrement concave chez le mâle. Les membres écailleux restent dans les mêmes tonalités, par contre la tête tire sur le brun foncé ou le marron.

Tortue à soc ou angonoka. Elle se trouve principalement dans le nord-ouest de Madagascar. © Hans Hillewaert, Wikipédia, cc by sa 3.0
Tortue à soc ou angonoka. Elle se trouve principalement dans le nord-ouest de Madagascar. © Hans Hillewaert, Wikipédia, cc by sa 3.0

Habitat de l’angonoka

Les rares spécimens d’angonoka vivant encore dans leur milieu naturel ne se trouvent que sur un territoire très restreint, dans le nord-ouest de Madagascar, autour de la baie de Baly, à proximité de Majunga. Son territoire au climat tropical et à la pluviométrie très marquée est constitué de zones de mangroves, de broussailles, de savanes et de forêts sèches. Le milieu naturel dans lequel évolue l’animal n’excède pas les 50 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il existe cinq sous-populations réparties de la façon suivante : deux à l’est du fleuve Andranomavo aux environs des villes de Sada et Beheta, et trois à l’ouest de ce même cours d’eau, aux alentours d’Ambatomainty, Betainnalika et Andrafiafaly.

Comportement de l’angonoka

Les mœurs de l’angonoka dans son milieu naturel ne sont pas bien connues. Elle est active le matin et en soirée, et le reste du temps, elle se réfugie dans les broussailles. Ses prédateurs naturels sont principalement la civette indienne, le potamochère et le fossa

Reproduction de l’angonoka

La période de reproduction de l’angonoka s’étale de la mi-janvier à fin mai. Les mâles heurtent la carapace des femelles pour attirer leur attention ou les renversent à l’aide de leur soc. Durant cette période, les rivalités entre mâles entraînent de rudes combats lors desquels les adversaires doivent être pilonnés et retournés. La femelle dépose un maximum de six œufs à l’occasion de trois ou quatre pontes dans un trou d’une quinzaine de centimètres de profondeur. Tous n’arrivent pas à maturité. Le taux de fécondité est légèrement supérieur au taux d’éclosion, qui n’est que légèrement supérieur à 50 %. La durée d’incubation des œufs varie de 220 à 250 jours. La température du nid n’influe pas sur la détermination du sexe. En naissant, les jeunes mesurent entre 4 et 5 cm et pèsent une vingtaine de grammes. La tortue atteint sa maturité sexuelle vers 15 ans.

Régime alimentaire de l’angonoka

L’angonoka est essentiellement herbivore. Elle se nourrit de graminées, d’herbes diverses et même de feuilles mortes de bambous. Elle a été observée en train de brouter les branches d’un arbuste et de manger des excréments secs de potamochère.

Menaces sur l’angonoka

Comme la tortue à queue plate, également appelée kapidolo ou tortue fantôme, l’angonoka est l’une des espèces de tortues les plus rares. Les raisons de son déclin sont multiples, mais principalement provoquées par l’Homme. En effet, non seulement l’angonoka est chassée pour sa chair, mais elle est également prisée en tant qu’animal de compagnie et fait l’objet d’un trafic d’envergure. Il faut également incriminer les incendies allumés par l’Homme pour réaliser des cultures sur brûlis, ou pour l’élevage du bétail. Les effectifs que l’on peut encore trouver en milieu naturel se réduisent à environ 200 individus et ne cesse de chuter. Sa disparition à l’état sauvage n’est qu’une question de temps. Le 1er mars 2011, le vol d’une angonoka a pu être évité grâce à l’intervention des gendarmes et du directeur du parc de Baly. Mais pour une tortue sauvée, des centaines d’autres sont exportées clandestinement. 

Réserve où l’on peut observer l’angonoka en captivité

Madagascar

  • Parc national de la baie de Baly (réserve d’Ampijoroa)

L'angonoka est en danger critique d'extinction. En 2008, son aire de répartition ne s'étendait plus que sur 18 km2. © Daniel71953, Wikipédia, GNU 1.2 L'angonoka est en danger critique d'extinction. En 2008, son aire de répartition ne s'étendait plus que sur 18 km2. © Daniel71953, Wikipédia, GNU 1.2

Angonoka - 2 Photos


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