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En vidéo : le monde invisible de nos étangs

Nos étangs sont riches en organismes invisibles. Grâce au concours Nikon Small World, nous pouvons désormais admirer une magnifique daphnie s’interrogeant face à un volvox ou encore l’étonnante division de l'algue verte Micrasterias. Enfin, un rotifère nous montre comment il se nourrit, car oui, cela peut surprendre.

Les daphnies portent également le nom de « puces d'eau douce ». Découvrez-les vite en vidéo ! © Ralf Wagner Les daphnies portent également le nom de « puces d'eau douce ». Découvrez-les vite en vidéo ! © Ralf Wagner

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La compétition Nikon Small World récompense chaque année des photographies et vidéos mettant en avant des êtres filmés au travers d’un microscope ou d’une loupe binoculaire. Traduction : ils sont souvent particulièrement petits ! En attendant la divulgation du palmarès des vidéos 2012, nous vous proposons de visionner des séquences 2011 dont la beauté a été récompensée l’année dernière.

Pour cette série, nous allons directement plonger au cœur de nos étangs, donc en eau douce, pour découvrir quelques animaux et algues microscopiques particulièrement surprenants. Jugez par vous-même !

Les daphnies sont de petits crustacés planctoniques mesurant entre 1 et 5 mm. L’une d’entre elles semble s’intéresser à une colonie d’algues vertes du genre Volvox. © Ralf Wagner

Un volvox évolue sous l’œil d’une daphnie

Les daphnies sont des petits crustacés planctoniques qui vivent principalement dans des eaux douces stagnantes. Elles y côtoient des volvox, c’est-à-dire des colonies d’algues vertes unicellulaires flagellées qui sont engluées dans une gangue gélatineuse de forme sphérique.

La vidéo de Ralf Wagner montre justement l’un de ces volvox qui effectue des déplacements dans l’eau sous l’œil attentif et particulièrement intéressé d’une daphnie. L’auteur a prélevé ses acteurs dans l’étang de son jardin au printemps 2011. Avant de parvenir à réaliser cette séquence, il a d’abord dû concentrer les organismes dans un petit volume d’eau, l’objectif étant probablement de faciliter les rencontres.

Une algue verte unicellulaire du genre Micrasterias se divise en deux cellules filles grâce à la morphogénèse. L’organisme de départ mesure 170 µm. Le spectacle est de toute beauté. © Jeremy Pickett-Heaps, université de Melbourne

Une algue verte exécute une division de toute beauté

Les algues vertes se nomment également chlorophycées. Au sein de ce groupe, les Micrasterias correspondent à des organismes unicellulaires et microscopiques présentant une symétrie bilatérale. Les deux moitiés de l’algue sont des images miroirs parfaites qui restent unies par un isthme abritant le noyau. Chaque moitié du corps contient un chloroplaste, un organite intervenant dans la photosynthèse.

Cette vidéo enregistrée par Jeremy Pickett-Heaps (université de Melbourne) montre une morphogénèse. La cellule mère, qui a un diamètre de 170 µm, se divise pour donner naissance à deux cellules filles dont la forme est génétiquement prédéterminée. Cette opération commence par la formation d’une paroi dans l’isthme. Après leur séparation, chaque moitié se gonfle pour augmenter la pression intracellulaire et donc étirer ses parois. Plusieurs heures sont nécessaires pour reproduire la seconde partie du corps. Les mécanismes de contrôle de ce processus sont inconnus.

Les rotifères créent des mouvements d’eau avec des cils pour attirer la nourriture vers leur bouche, avant de la broyer avec force (grossissement de 400 fois). © Craig Smith, Insight Photography

La surprenante prise de nourriture des rotifères

La majorité des espèces de rotifères vit librement en eau douce. Leur bouche est entourée par deux couronnes de cils. Leurs mouvements génèrent un déplacement d’eau pouvant apporter des particules de nourriture à la bouche. Un puissant mouvement du pharynx les transfère alors dans un organe masticateur composé de sept pièces buccales.

Cette vidéo prise par Craig Smith présente ce procédé grâce à des images très détaillées enregistrées à un grossissement de 400 fois. Ces organismes possèdent également un pied avec deux doigts à l’arrière du corps. Il peut abriter une glande adhésive utilisée pour se fixer sur un substrat

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Nikon organise chaque année l’International Small World Competition. Ce concours vise à récompenser les plus belles photographies ou vidéographies réalisées au travers d’un microscope. Lancé en 1974, il est ouvert aux professionnels de toutes les disciplines et aux amateurs.

Les documents soumis sont tenus d’avoir un intérêt pour la science ou l’industrie. Ils doivent par ailleurs présenter tous les éléments techniques requis pour l’obtention d’une belle photo ou vidéo (structure de l’image, composition, couleurs, etc.). Dernière condition sine qua none : le public doit être émerveillé.

Plus d’informations et tous les lauréats du concours sur le site  : http://www.nikonsmallworld.com/


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