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Les célébrités ont la cote chez les araignées !

Un troisième animal porte désormais un nom rendant hommage à Barack Obama ! Aptostichus barackobamai vit sous terre en Californie, mais pas dans le même milieu qu’A. bonoi, l’araignée mygalomorphe nommée en hommage à Bono du groupe U2. Au total, ce sont 33 nouveaux arachnides qui viennent d’être décrits en une seule publication !

Cette araignée a reçu le nom d'Aptostichus barackobamai. Son descripteur, Jason Bond, a précisé que le nom a été choisi en hommage au premier président américain de couleur. Barack Obama apprécierait par ailleurs les araignées. © Jason Bond, 2012, Zookeys Cette araignée a reçu le nom d'Aptostichus barackobamai. Son descripteur, Jason Bond, a précisé que le nom a été choisi en hommage au premier président américain de couleur. Barack Obama apprécierait par ailleurs les araignées. © Jason Bond, 2012, Zookeys

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La famille des eucténizidés rassemble des araignées dites mygalomorphes, c'est-à-dire dont la base des chélicères est dirigée vers l’avant comme chez les mygales, leurs cousines. Ce taxon inclut sept genres parmi lesquels figure Aptostichus, un groupe dont les membres peuplent uniquement les États de l’Arizona, du Nevada et de la Californie (États-Unis). Ils sont particulièrement difficiles à observer, car ces animaux sont terricoles, ils vivent au sein de terriers tapissés de soies et fermés par un opercule. 

Jason Bond de l’Auburn University Museum of Natural History est littéralement passionné par ces araignées. Cela explique pourquoi il vient de publier dans la revue Zookeys un inventaire complet des 40 espèces composant le genre Aptostichus. Surprise, 33 d’entre elles n’avaient jamais été décrites auparavant ! 

En plus d’en dresser un portrait méticuleux sur la base de 73 caractères morphologiques, l’auteur a également eu la lourde tâche de les nommer. Dans ces cas-là, mieux vaut ne pas manquer d’inspiration ! Il a heureusement trouvé une solution relativement simple pour s’en sortir : donner des noms de célébrités, d’anciennes tribus ou encore de spots de surf. Ainsi, une araignée porte désormais le nom du 44e président des États-Unis. 

Ce lézard (en bleu sur l’image) a disparu voilà 65,5 millions d'années. Il vient d'être décrit dans la revue Pnas par Nicholas Longrich (université de Yale). Il lui a donné le nom d'Obamadon gracilis en hommage au sourire et à la dentition du président américain Barack Obama. © Carl Blue, université de Yale
Ce lézard (en bleu sur l’image) a disparu voilà 65,5 millions d'années. Il vient d'être décrit dans la revue Pnas par Nicholas Longrich (université de Yale). Il lui a donné le nom d'Obamadon gracilis en hommage au sourire et à la dentition du président américain Barack Obama. © Carl Blue, université de Yale

Des araignées déjà célèbres, mais à protéger

Aptostichus barackobamai est une araignée dont le céphalothorax ne mesure que 5,94 mm de long pour 5,06 mm de large. Il s’agit du troisième animal nommé en hommage au président américain en fonction, le premier étant Obamadon gracilis (un lézard de 30 cm ayant vécu au Crétacé supérieur) et le deuxième Etheostoma obama (un poisson percidé vivant exclusivement dans deux rivières américaines).

L’arachnide A. barackobamai évolue principalement dans des forêts de séquoias et de résineux. À l’inverse, A. bonoi vit plutôt à de hautes altitudes, puisque cette araignée nommée en hommage à Bono, le célèbre chanteur du groupe irlandais U2, a été découverte dans le désert de Mojave, entre 1.000 et 2.000 m au-dessus du niveau de la mer. Jason Bond a été particulièrement surpris par le nombre d’habitats différents qu’ont conquis les espèces fraîchement décrites. Certaines vivent également à l’intérieur de dunes de sable, tandis que d’autres sont uniquement trouvées dans des forêts de chênes ou au sein d’habitats alpins de la Sierra Nevada. 

Il existe cependant une ombre au tableau. La moitié des espèces décrites seraient déjà considérées comme vulnérables. Des mesures de protection devraient donc être prises pour assurer leur survie et ainsi éviter qu’elles ne disparaissent, comme cela a déjà été le cas pour A. killerdana (nom rendant hommage à un spot de surf détruit par la construction d’un brise-lame) et A. lucerne. La Californie était déjà considérée comme un hotspot de biodiversité pour les plantes, il semble désormais que ce soit également vrai pour certains groupes d’animaux.


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