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Tablettes : l’essor du tactile

Ce dossier retrace l'histoire des tablettes, les raisons du succès et les points négatifs de ce produit. Au programme également : les évolutions attendues des tablettes tactiles et les rapports avec les différents médias, presse et télévision.

Page 9 / 17 - Tablettes : les systèmes d'exploitation iOS et Android Sommaire
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La part logicielle des tablettes tactiles est confiée à des systèmes d’exploitation communs entre smartphones et tablettes. iOS d’Apple domine ainsi largement le marché quand son principal rival, Android, est attendu en force pour 2012. Les deux OS sont basés sur Unix et adaptés à l’architecture ARM mais relèvent de deux philosophies différentes.

La Motorola Xoom utilise une version non modifiée d’Android et est ainsi facilement mis à jour par son constructeur. Elle a été la première tablette à recevoir le système d'exploitation Android 4.0. © Sham Hardy, Creative Commons
La Motorola Xoom utilise une version non modifiée d’Android et est ainsi facilement mis à jour par son constructeur. Elle a été la première tablette à recevoir le système d'exploitation Android 4.0. © Sham Hardy, Creative Commons

iOS d'Apple, logiciel très contrôlé

iOS, logiciel au code fermé développé par Apple, considère une séparation nette entre le smartphone (iPhone) et la tablette (iPad). Les versions du système et les applications sont séparées. L’accueil est assuré par une liste d’applications, uniquement téléchargeables par l’AppStore fermement contrôlé par Apple, à priori. La firme applique des règles très strictes en termes de qualité graphique et ergonomique, avec des standards élevés. Ces applications doivent être cohérentes et font parfois appel à des analogies avec le monde réel, comme un affichage imitant un livre pour iBooks.

Le contrôle est aussi technique : les applications doivent toutes être exécutées en Objective C, le langage de programmation natif de l’OS, créé par la firme de Cupertino. Aucun code émulé n’est permis, comme les technologies Adobe Flash ou Oracle Java. Une application ne doit pas non plus pouvoir émuler du code, comme le fait le moteur de rendu Web du navigateur web Firefox (Gecko), différent de celui du navigateur par défaut Safari (Webkit).

Android de Google, logiciel ouvert

Android est lui développé par Google, avec un code source ouvert à la communauté ; chacun pouvant donc en créer sa propre version. Le système considère que les smartphones et tablettes se différencient avant tout par la taille de l’écran et son orientation, sans frontière fixe. L’accueil est centré autour d’un bureau contenant des liens posés par l’utilisateur et des widgets, avec une liste d’applications disponible par un clic.

Par sa nature ouverte, Android se différencie d’iOS par des règles ergonomiques bien moins strictes. Un contrôle plus léger, à posteriori, est appliqué au magasin officiel, Google Play, ne sanctionnant que les plagiats et les applications malveillantes. Beaucoup de ces applications sont codées en Java et exécutées par une machine virtuelle, Dalvik, qui l’interprète en code natif, impactant légèrement les performances.

Avec la dernière version 4.0 (Ice Cream Sandwich), sortie en novembre 2011, Google insiste bien plus sur les règles ergonomiques, en améliorant les outils de développement (interface et débogage) et une documentation, bien plus riche et précise. La sanction, contrairement au modèle Apple, n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Sur Android, une application peut être à la fois adaptée aux smartphones et aux tablettes, avec un agencement de l’interface s’adaptant à l’espace disponible ; là où Apple privilégie les interfaces à taille fixe pour son système iOS, sacrifiant la flexibilité à la précision.

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