Mots-clés |
  • technologie,
  • développement durable

La QBeak d’Ecomove, la voiture électrique qui roulera au méthanol

Un consortium danois planche sur une version d’une petite voiture électrique modulaire, la QBeak, qui abritera une pile à combustible à méthanol. Ce concept baptisé MECC pourrait pousser l’autonomie à 800 km et descendre le temps de recharge à 3 mn…

La QBeak est modulaire. C'est d'abord une plateforme, intégrant les batteries et deux moteurs (dans les roues avant). Différents aménagements peuvent venir prendre place, avec des carrosseries diverses, du cabriolet au fourgon. Les batteries s'insèrent dans six emplacements, dont chacun pourrait aussi accueillir une pile à combustible ou un réservoir. © Ecomove La QBeak est modulaire. C'est d'abord une plateforme, intégrant les batteries et deux moteurs (dans les roues avant). Différents aménagements peuvent venir prendre place, avec des carrosseries diverses, du cabriolet au fourgon. Les batteries s'insèrent dans six emplacements, dont chacun pourrait aussi accueillir une pile à combustible ou un réservoir. © Ecomove

La QBeak d’Ecomove, la voiture électrique qui roulera au méthanol - 2 Photos

PDF

La QBeak est de taille modeste avec ses 3 m de longueur pour 1,75 m de largeur mais sa forme originale la rend peu discrète. Proposée par une entreprise danoise, Ecomove, elle sera commercialisée à l'automne prochain au Danemark et vient s’installer dans une nouvelle catégorie, celle du petit véhicule citadin électrique. Renault explore le domaine avec la monoplace Twizy, qui rencontre un succès inattendu en Allemagne, alors que la firme française subit de lourds problèmes avec la fabrication des batteries de la future Zoe et que ses Fluence et Kangoo électriques se vendent mal. Toyota suit le mouvement et, selon la revue Nikkei, s’apprête à annoncer le lancement de la Coms.

La QBeak, elle, n’est pas monoplace. Sa conception modulaire autorise de nombreuses variantes d’aménagements et Ecomove se fait fort de loger jusqu’à 6 personnes à l’intérieur. Le véhicule est construit comme une plateforme, intégrant dans les roues avant deux moteurs de 35,4 kW chacun, sur laquelle on peut installer différents équipements.

La QBeak électrique sera commercialisée à l'automne prochain au Danemark. Son constructeur, Ecomove, étudie une version à pile à combustible. © Ecomove
La QBeak électrique sera commercialisée à l'automne prochain au Danemark. Son constructeur, Ecomove, étudie une version à pile à combustible. © Ecomove

La QBeak aurait des batteries complétées par une pile à combustible

Les batteries sont composées de 6 éléments, ce qui permet aujourd’hui d’imaginer une variante originale. Chacun de ces emplacements pourra contenir soit une batterie, soit une pile à combustible de 2,5 kW, soit un réservoir de méthanol qui alimentera cette pile. Il y aurait donc au moins deux batteries remplacées par la pile et le réservoir mais la modularité permet d'autres configurations, adaptées à différents besoins.

L’idée en est au stade du projet, baptisé MECC, pour Modular Energy Carrier concept (concept de transport à énergie modulaire). L’étude est portée par deux autres entreprises, Serenergy (fabricant de batteries et de piles à combustibles) et Insero E-Mobility (investisseur dans les énergies renouvelables). D'après ses concepteurs, l'autonomie maximale espérée est de 800 km. De plus, la production d'électricité à bord maintiendrait en partie la charge des batteries, ce qui augmenterait leur durée de vie.

On remarque que cette pile à combustible ne fonctionne pas à l'hydrogène, qui était jusque-là la solution imaginée pour les véhicules, voire pour les avions, les yachts ou même les vélos électriques. La pile DMFC (Direct Methanol Fuel Cell), dans laquelle le méthanol (CH3OH) apporte les atomes d'hydrogène, n'est pas une nouveauté mais reste jusqu'à présent cantonnée à des générateurs de petites tailles. On a imaginé en équiper des téléphones ou des ordinateurs portables et on trouve ainsi des modèles adaptés aux voiliers de plaisance.

Quant à la distribution de méthanol, elle ne serait pas si difficile à mettre en place, explique le consortium, la modification d'une pompe d'une station service ne coûterait que 15.000 euros...


Sur le même sujet

Vos réactions

Chargement des commentaires