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La navette fantôme Navia hante désormais le campus de l’EPFL

L’École polytechnique fédérale de Lausanne vient d'accueillir une Navia, petite navette électrique qui se déplace librement sans conducteur ! Attention toutefois, elle peut freiner brusquement lorsque ses lasers détectent un danger.  

La navette sans conducteur Navia n'a pas besoin d'infrastructure spécifique pour se repérer. Elle peut donc circuler n'importe où. © Induct La navette sans conducteur Navia n'a pas besoin d'infrastructure spécifique pour se repérer. Elle peut donc circuler n'importe où. © Induct

La navette fantôme Navia hante désormais le campus de l’EPFL - 2 Photos

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Les visiteurs, étudiants et autres membres du personnel de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont peut-être été surpris de voir passer une petite navette électrique. Rien d’étonnant… si ce n’est que cet engin développé par la société française Induct n’a pas de conducteur ! 

Navia, le nom du modèle, n’a pas pour prétention de concurrencer la voiture autonome de Google. La navette a spécifiquement été développée pour le transport automatique d’un maximum de 8 personnes en ville, sur les premiers ou derniers kilomètres de leur trajet, par exemple entre leur point de départ et une déserte de transport en commun. Les passagers, après avoir choisi leur destination sur une tablette tactile, voyagent debout mais en s’appuyant sur des coussins adaptés. Mieux vaut en effet se cramponner car un freinage brusque peut survenir à tout moment. 

La navette est équipée de plusieurs systèmes lui permettant de percevoir son environnement. Un GPS lui indique par exemple la zone où elle se trouve, mais guère plus, car l’appareil est trop imprécis. Navia peut heureusement compter sur 4 télémètres laser pour connaître en permanence le milieu qui l’entoure jusqu’à 200 m de distance (les informations sont actualisées 10 fois par seconde). Qui plus est, les systèmes embarqués peuvent différencier une voiture, dont la trajectoire peut être calculée, d’un chien ou d’un humain aux réactions imprévisibles dans un rayon de 50 m. Navia s’arrête actuellement plus ou moins brusquement, selon les cas, face à tout danger irrationnel. Enfin, des caméras stéréoscopiques analysent en temps réel les panneaux de signalisation, le marquage au sol, etc.

Certains comparent la navette Navia à un ascenseur horizontal. À terme, l'utilisateur pourra l'appeler à partir de son portable. © Induct
Certains comparent la navette Navia à un ascenseur horizontal. À terme, l'utilisateur pourra l'appeler à partir de son portable. © Induct

Bientôt une recharge ultrarapide sans fil pour Navia ?

Deux versions de Navia sont actuellement prévues. La première, celle présentée à Lausanne, est équipée d’une batterie lithium-polymère classique. Elle peut suivre des parcours prédéterminés choisis sans contrainte, avec une autonomie maximale de 150 km. Le second modèle, qui reste à développer, sera quant à lui équipé de condensateurs associés à un système de recharge « ultrarapide » (15 à 20 s, soit le temps pris par les passagers pour monter ou descendre du véhicule). Ce modèle devra toujours suivre le même tracé afin de rencontrer ses stations de recharge par induction au moment opportun, soit environ tous les 500 m. 

La navette affiche une vitesse de pointe de 20 km/h. Selon Christophe Cairoli, le directeur des opérations d’Induct qui s’est confié au quotidien Le Temps, à cette vitesse l’engin ne fait pas peur aux passagers ni aux autres usagers de la route (piétons, cyclistes, etc.). L’École polytechnique fédérale de Lausanne devrait à terme accueillir 6 navettes sur son campus de 55 ha, ainsi qu’un centre de développement et de recherche Induct. Cependant, les lois helvétiques devraient être modifiées afin que ces véhicules puissent circuler librement. Les engins sans conducteur sont actuellement interdits en dehors de sites propres.


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