Les investissements de Google dans le domaine de l'énergie se poursuivent avec une lourde prise de participation (près de 39 millions de dollars) dans deux grands champs d'éoliennes (113 turbines) situés dans le Dakota du Nord. Officiellement producteur d'énergie, le numéro un du moteur de recherche avance ses pions avec opiniâtreté.

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    Le parc éolien Ashtabula II (Dakota du Nord, Etats-Unis), investi par le géant de l'informatique. © Google

    Le parc éolien Ashtabula II (Dakota du Nord, Etats-Unis), investi par le géant de l'informatique. © Google

    Depuis plusieurs années, GoogleGoogle investit dans les énergies renouvelablesénergies renouvelables. En 2006, l'entreprise s'associait à Nanosolar pour construire la plus grande usine de production de cellules photovoltaïques. Un an plus tard, elle investissait dans le programme de eSolar pour l'exploitation de l'énergie solaire thermiqueénergie solaire thermique. En 2008, Google présentait un projet original : installer ses serveurs sur l'océan pour les alimenter grâce à l'énergie des vaguesvagues.

    Cette exploration des énergies renouvelables s'est poursuivie récemment avec une prise de participation dans AltaRock, qui veut exploiter l'énergie géothermique. Marginalement, on a aussi remarqué l'acquisition de la curieuse pile à combustiblepile à combustible BloomBox.

    Google Energy, une filiale qui peut vendre et acheter de l'électricité

    Aujourd'hui, voilà l'énergie éolienneénergie éolienne. Sur son propre blog, Google annonce avoir investi 38,8 millions de dollars (29 millions d'euros au cours du jour) dans deux parcs éoliens du Dakota du Nord (au nord des Etats-Unis), dans une région particulièrement venteuse. L'ensemble, conçu par NextEra Energy Resources, comporte en tout 113 turbines pour une puissance de 169,5 mégawatts, soit, dixit le communiqué de Google, « 55.000 foyers ». En Europe, on pourrait multiplier ce chiffre par près de 2,5.

    C'est donc en véritable producteur d'électricité que Google se pose désormais. L'entreprise en a effectivement le droit depuis quelques mois puisqu'une filiale, Google Energy, fondée dans l'Etat du Delaware, a obtenu en février dernier l'autorisation d'acheter et de vendre de l'électricité.

    Google reste peu disert sur ses objectifs à long terme, qui semblent toucher aussi la distribution et l'utilisateur final. En 2009, l'entreprise, en effet, présentait Power Meter, un outil logiciel pour surveiller la consommation de la maisonnée sur l'ordinateur familial, relié au compteur électriquecompteur électrique. La solution conviendrait aussi, bien sûr, aux entreprises. On peut imaginer que dans quelques années, Google aura les moyens de proposer un service de fourniture d'électricité ou d'optimisation de la consommation...