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L’environnement à l’honneur au salon de l’automobile de Tokyo

Le quarantième Tokyo Motor Show n’avait aucun thème imposé mais les constructeurs ont semblé se donner le mot pour manifester un certain souci de l’environnement.

Son revêtement est doux comme la peau, ses formes rondes sont censées épargner les piétons bousculés et son moteur rejette de l’eau… C’est la Puyo. © Honda Son revêtement est doux comme la peau, ses formes rondes sont censées épargner les piétons bousculés et son moteur rejette de l’eau… C’est la Puyo. © Honda

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Au salon Tokyo Motor Show 2007, qui s’est ouvert au public ce 27 octobre pour se clôturer le 11 novembre, les vedettes étaient décorées en vert. La plupart des constructeurs ont en effet présenté des concept cars dont l’originalité ne tenait ni à la puissance ni à la vitesse mais à l’économie d’énergie ou à la pollution réduite.

Honda a fait sensation avec sa Puyo, une voiture molle recouverte de gel de silicone pour que son toucher soit doux … Sous le capot, une pile à combustible consomme de l’hydrogène pour alimenter un moteur électrique et dégager de la vapeur d’eau par le pot d’échappement. Une autre voiture à hydrogène, la FSX, de conception plus classique, est en préparation et devrait être commercialisée dans un an ou plus. Mais le prix restera sans doute dissuasif…

Toyota, dont la Prius à moteur hybride fait un tabac, continue sur sa lancée et présente le concept car 1/X, avec carrosserie en plastique et fibres de carbone dont le poids n’est que de 420 kilogrammes. Ce principe de la motorisation hybride semble voué à un bon succès. Pour l’instant, ces véhicules hybrides consomment de l’essence. Ils prélèvent un peu d’énergie pour la stocker dans la batterie sous forme d’électricité et peuvent même en récupérer au freinage.

L’idée en vogue est de faire mieux et de les doter de batteries que l’on peut aussi recharger par une source électrique extérieure, comme celle d’une voiture purement électrique. Baptisées plug-in hybrid electric vehicle (PHEV), soit hybrides plug-in en français, ces voitures ont en quelque sorte deux réservoirs, l’un contenant du carburant et l’autre de l’électricité. Une société canadienne, Hymotion, proposera en 2008 un système, comprenant une batterie supplémentaire, transformant une voiture à moteur hybride en PHEV. Deux modules sont déjà au catalogue, pour la Prius et pour la Ford Escape. La recharge peut se réaliser sur n’importe quelle prise domestique. Plusieurs constructeurs promettent pour bientôt de tels hybrides améliorés, dont Toyota, qui planche sur une version modifiée de la Prius.

Un courant à la mode : l’électricité

Les batteries elles-mêmes doivent être améliorées. Les classiques modèles au plomb, regorgeant de qualités mais vraiment très lourds, sont manifestement en train de céder du terrain face au NiMH (Nickel-Hydrures métalliques) et à d’autres technologies. Au Tokyo Motor Show, Sanyo Electronics a montré une batterie lithium-ion conçue pour PHEV dont l’énergie spécifique est de 90 watts-heures/kg. Cette unité indique la quantité d’énergie stockée par unité de poids (petit rappel de physique : le watt-heure, Wh, est une unité d’énergie et le watt une unité de puissance). La valeur atteinte est excellente : elle est deux fois plus élevée que l’énergie spécifique des batteries NiMH, qui en restent à 40 à 45 Wh/kg, De quoi doubler l’autonomie d’un véhicule électrique…

Mais tout n’était pas vert au Tokyo Motor Show. Nissan, qui promet de travailler dur pour réduire les quantités de dioxyde de carbone et présentait la Pivo-2, un étrange véhicule électrique et automatique, a surtout fait sensation avec la GT-R. Sur une vidéo diffusée sur le stand, ce monstre de 473 chevaux file plus vite que tout autre véhicule du commerce (à l’exception de la Porsche 911 Turbo GT2) sur le circuit allemand du Nurburgring. Quant à General Motors, il n’a pas renoncé au Hummer, dont les ventes sont en chute libre. Il présentait à Tokyo la troisième génération, le H3, plus petit et plus sobre, avec un modeste moteur de 220 chevaux et une consommation de 11,8 litres aux 100 kilomètres, une sobriété remarquable si on la compare aux performances du  H2 (315 chevaux, près de 20 litres/100 km). Un peu plus vert, tout de même…


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