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Google+ vs Facebook

Google vient d’annoncer un réseau social, baptisé Google+, qui se présente comme un concurrent direct de Facebook. Après l’échec de Buzz, c’est donc une nouvelle tentative, avec une approche prudente : le service n’est pour l’instant disponible que « sur invitation ».

Google+, des cercles de connaissances compartimentés. © Google Google+, des cercles de connaissances compartimentés. © Google

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Google insiste. En 2010, le Buzz, outil d’interaction sociale intégré à GMail, avait fait long feu, alors que disparaissait officiellement le service Wave, ouvert en 2009. Ces deux fiascos n’ont pas désespéré Google, qui vient d’annoncer un troisième débarquement sur le marché du réseau social avec Google+. Le service n’est pas encore disponible. Il faut un compte Google pour demander une invitation mais, pour l’heure, on ne peut que consulter les pages d’aide sur un site en français et regarder les vidéos interactives pour découvrir Google+.

Au premier abord, le service semble plus facile d’utilisation que Wave ou Buzz et la présentation diffère largement de Facebook. L’utilisateur se retrouve face à des cercles, des bulles, des déclics et mêmes des cliques… Les cercles sont ceux des relations : cercle des amis, cercle familial, professionnel… Pour décider de placer une personne dans l’un de ces cercles, il suffit de faire glisser une icône au bon endroit. Ce découpage semble plus efficace que les groupes de Facebook pour compartimenter ses relations personnelles et c’est apparemment là la principale différence avec les réseaux existants, les autres fonctionnalités étant déjà connues ici ou là.

Les cercles permettent de cloisonner ses relations personnelles entre les amis, la famille ou les contacts professionnels. © Google
Les cercles permettent de cloisonner ses relations personnelles entre les amis, la famille ou les contacts professionnels. © Google

La fonction « Déclics » sert à suivre des thèmes et à partager les résultats. On peut définir des centres d’intérêt, pour y revenir facilement, effectuer des recherches sur le Web et envoyer les pages trouvées à des connaissances. Google+ intègre un service tchat vidéo, ce sont les « bulles ». On crée une bulle pour dire que l’on est prêt à tchatter, après être passé par une « chambre verte », qui sert à paramétrer la messagerie instantanée : réglage de la caméra, choix des cercles où la proposition de tchat sera visible ou ajouts de personnes nominativement.

Géolocalisation par défaut

La « clique » est un organisateur d’événement, pour faciliter un rendez-vous collectif. D’après les explications données par Google, la fonction semble être une sorte de tchat à plusieurs, qui peut par exemple concerner l’un des « cercles ». Enfin, il est possible de télécharger des photos et des vidéos depuis un mobile ou un ordinateur. Un cliquer-glisser transfère le document dans un album (sur Picasa) ou dans un message.

Les bulles sont espaces de tchats vidéo. © Google
Les bulles sont espaces de tchats vidéo. © Google

Mise à part la compartimentation apparemment efficace des relations, les fonctions de Google+ ne sont pas nouvelles. La présentation et la facilité d’utilisation semblent en revanche assez réussies. Pour les mobiles, il faut le savoir, Google + géolocalise par défaut au moindre envoi de messages. On peut ainsi n’afficher que les contacts situés à proximité de l’endroit où on se trouve. 

Cette localisation – plus précisément la diffusion de cette localisation aux contacts – peut être désactivée. Une page résume les principes et les réglages concernant la confidentialité des données. Récemment, une enquête de CNet avait révélé comment les adresses de réseaux Wi-Fi, même privés, étaient enregistrées dans une base de données accessible à tous, notamment avec les Google Cars.


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