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GMail : une panne qui suscite de grosses interrogations

En début de semaine, le service de messagerie GMail est tombé une nouvelle fois en panne. Celle-ci a touché l’ensemble des utilisateurs du service pendant une quarantaine de minute. Comme cette panne a aussi entraîné le plantage de certains navigateurs Chrome, elle soulève des interrogations plus profondes.

Sur ce forum pour les développeurs affiliés à Google, Tim Steele, un ingénieur de Google, explique les raisons de cette panne GMail et surtout pourquoi certains  navigateurs Chrome ont planté. © Sylvain Biget, Futura-Sciences Sur ce forum pour les développeurs affiliés à Google, Tim Steele, un ingénieur de Google, explique les raisons de cette panne GMail et surtout pourquoi certains navigateurs Chrome ont planté. © Sylvain Biget, Futura-Sciences

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Lundi 10 décembre vers 18 h 00 heure française, l’ensemble des utilisateurs du service de messagerie GMail a vu apparaître à l’écran un des messages d’alertes paradoxalement décontracté dont Google a le secret. « Oups ! Petit problème… » Ce petit problème d’une quarantaine de minutes a tout de même touché les centaines de millions d’utilisateurs de la messagerie... De très nombreux utilisateurs de Google Chrome ont même vu leur navigateur lamentablement planter par la même occasion. Il était même impossible de le redémarrer durant une vingtaine de minutes. Pour la peine, Google Talk, le service de messagerie instantanée, était également inaccessible. 

Si les pannes GMail arrivent fréquemment, comme le montre le tableau d’information sur les performances des applications Google, le fait que le navigateur Chrome et Google Talk souffrent des mêmes maux simultanément est une première.

Tout viendrait d’un problème de configuration de plusieurs serveurs de la firme, selon les explications postées sur un forum de discussion entre développeurs par Tim Steele, un ingénieur maison. Mis à part le souci de GMail, c’est la présence de Sync, le service de synchronisation de Google, qui a fait planter le navigateur. Intégré à Chrome, il permet à une personne connectée à son compte Google de retrouver ses favoris, les onglets ouverts ou l’historique sur une déclinaison du navigateur Chrome pour smartphone ou tablette, par exemple.

Les rapports d’erreurs sur GMail sont fréquents. Le service reste habituellement inactif quelques minutes pour se remettre rapidement en route. Le dysfonctionnement du 10 décembre a duré plus longtemps, mais le fait qu’il ait entraîné le plantage du navigateur Chrome met le doigt sur un problème plus global. © Sylvain Biget, Futura-Sciences
Les rapports d’erreurs sur GMail sont fréquents. Le service reste habituellement inactif quelques minutes pour se remettre rapidement en route. Le dysfonctionnement du 10 décembre a duré plus longtemps, mais le fait qu’il ait entraîné le plantage du navigateur Chrome met le doigt sur un problème plus global. © Sylvain Biget, Futura-Sciences

Le service Sync a fait planter GMail et Chrome

Lorsque les ingénieurs de Google ont reconfiguré les serveurs, ceux de Sync se sont mis à saturer et ont bloqué toutes les requêtes provenant de l’ensemble des applications (GMail, GTalk, la synchronisation de l’historique et des onglets ouverts, etc.). C’est de cette façon que les navigateurs Chrome se sont mis à planter. Ceci dit, tous les utilisateurs n’ont pas été touchés, pour la simple et bonne raison que cet outil de synchronisation n’est pas activé par défaut dans le navigateur.

Cantonné au seul GMail, ce désagrément pourrait faire partie des petits incidents que rencontre le service de messagerie de temps à autre. Un navigateur peut également planter en raison d’un mauvais code sur une page Web. Mais voilà, le fait que tous les services associés s’arrêtent brutalement par le truchement de Sync révèle un dysfonctionnement plus profond, qui pourrait s’avérer inquiétant à l’avenir. En effet, avec des smartphones tournant sous Android, les données et les applications sont synchronisées en permanence entre le cloud de l'utilisateur, son navigateur et ses applications Google. Si un plantage de ce genre arrive, le smartphone ou la tablette deviennent inutilisables durant la panne. En conclusion, cette panne vient de confirmer une vieille maxime : mieux vaut ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier... 

Sur ce point, aucun fournisseur de service n’est à l’abri. La mésaventure de Google pourrait fort bien arriver à Apple avec iCloud, à Microsoft avec son univers Windows Live ou à Mozilla avec le service Sync de son navigateur Firefox, qui pourrait dans l’avenir bloquer de la même façon les téléphones dotés de son futur OS.


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