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Lily, une caméra-drone qui suit son maître

Misant sur la simplicité, Lily est une caméra vidéo embarquée dans un drone quadricoptère autonome. Une fois lancé en l’air, l’appareil survole son propriétaire pour le filmer et le photographier en haute résolution. Inventé par deux étudiants de l’université de Berkeley (États-Unis), dont l’un est français, le produit a déjà enregistré 60.000 précommandes.


Il suffit de jeter ce drone comme un Frisbee pour qu’il décolle et vous suive en permanence. Idéal pour prendre des photos ou filmer du sport par exemple, le Lily Camera ne demande aucune connaissance de pilotage particulière. Le voici présenté en vidéo.

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Après la mode des caméras d’action popularisées par la marque GoPro, la prochaine tendance sera-t-elle à la caméra-drone qui suit son propriétaire à la trace ? C’est le pari qu’ont fait deux étudiants de l’université de Berkeley, en Californie (États-Unis), en créant une « caméra volante » qui filme et photographie automatiquement la personne munie de la balise GPS à laquelle il est associé (voir la vidéo ci-dessus). Si ce concept n’est pas nouveau, ce gadget baptisé Lily se veut avant tout d’une grande simplicité d’utilisation. Il suffit de le jeter en l’air pour qu’il commence à voler et enregistrer la vidéo. Le produit s’adresse aux sportifs désireux de filmer leurs exploits en se mettant en scène.

Bien que ses concepteurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’abord d’une caméra, Lily ressemble à un drone quadricoptère. L’appareil est étanche à l’eau et à la poussière (classé IP67). Il est équipé de deux caméras placées en position centrale et ventrale. Elles enregistrent en full HD 1080p à 60 images par seconde ou 720p à 120 images par seconde. Les photos sont prises avec une résolution de 12 mégapixels. L’appareil est doté d’une centrale inertielle et d’un GPS qui communique avec un boîtier émetteur que doit porter l’utilisateur.

Cet accessoire qui s’attache au poignet comme une montre sert de balise et permet aussi de contrôler la manière dont Lily doit filmer. L’engin peut suivre la personne, se placer devant elle, la filmer de côté, décrire un cercle autour d’elle ou encore tourner sur lui-même pour prendre un panorama. Il peut se tenir à une distance minimale de 1,75 mètre du sujet qu’il suit et s’en éloigner au maximum de 30 mètres. L’altitude maximale de vol est de 15 mètres et la vitesse peut atteindre 40 km/h. La télécommande enregistre également le son qui est synchronisé avec l’image. Pour faire atterrir Lily, il suffit de tendre le bras et l'appareil vient se poser dans la main. Une application pour smartphones Android et iOS permet de personnaliser les réglages de la caméra et de l’appareil photo.

La caméra Lily est équipée d’une centrale inertielle et d’un GPS. Elle communique avec une balise que l’utilisateur porte comme une montre et grâce à laquelle il peut contrôler les modes vidéo et enregistrer le son. © Lily
La caméra Lily est équipée d’une centrale inertielle et d’un GPS. Elle communique avec une balise que l’utilisateur porte comme une montre et grâce à laquelle il peut contrôler les modes vidéo et enregistrer le son. © Lily

Vingt minutes d’autonomie

La présence de la centrale inertielle permet de détecter la vitesse de déplacement du sujet. « Si, par exemple, vous effectuez un saut, Lily peut activer le ralenti vidéo », explique Antoine Balaresque, jeune Français qui a cofondé et dirige cette jeune pousse. En revanche, le drone n’est pas équipé d’un système de détection des obstacles, ce qui pourrait compliquer son utilisation lors d’une activité qui implique des passages en sous-bois ou en forêt, comme cela peut être le cas en ski, en surf ou en VTT.

L’autonomie de l’engin est de 20 minutes, ce qui se situe dans la moyenne des drones grand public actuels. L’inconvénient est que, du fait de la conception étanche, la batterie n’est pas amovible, contrairement au drone-suiveur Hexo+ développé par la start-up grenobloise Squadrone System. Il faut par ailleurs compter deux heures pour une charge. Mieux vaudra donc prévoir un sac à dos pour pouvoir transporter l’appareil une fois qu’il aura cessé de fonctionner. Heureusement, le design a été bien pensé puisque les hélices peuvent se replier. Lily mesure 26 centimètres de côté, un peu plus de 8 centimètres de haut pour 1,3 kilogramme sur la balance.

Une fois n’est pas coutume, la start-up n’a pas choisi de financer son projet en passant par une plateforme type Indiegogo ou Kickstarter. L’entreprise a déjà levé 15 millions de dollars auprès d’investisseurs privés et elle a directement ouvert des précommandes pour son produit en mai dernier. Depuis cette date, 60.000 personnes ont déboursé les 800 dollars (environ 734 euros au cours actuel) que coûte ce gadget, ce qui est un énorme succès sachant que les précommandes sont pour le moment limitées aux États-Unis. Le tarif de Lily passera à 1.000 dollars (environ 917 euros) une fois que la commercialisation sera lancée. Sauf retard, elle est prévue pour l’été prochain.

Lily n’est pas tout à fait un drone comme les autres. Une fois jetée en l’air, cette « caméra volante », selon la description qu’en font ses concepteurs, peut suivre son utilisateur à la trace pour le filmer le photographier durant ses exploits sportifs. © Lily Lily n’est pas tout à fait un drone comme les autres. Une fois jetée en l’air, cette « caméra volante », selon la description qu’en font ses concepteurs, peut suivre son utilisateur à la trace pour le filmer le photographier durant ses exploits sportifs. © Lily

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